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Cette actualité a été publiée le 20/12/2009 à 10h18 par Tanka.


DES RÉACTIONS AUX ANTIPODES

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Des réactions aux antipodes

Information recueillie par Tanka

Les réactions ont été vives au lendemain du projet d'accord sur le climat arraché à la dernière minute à la conférence de Copenhague.

À Ottawa, le Bloc québécois dénonce l'entente obtenue. « Je pensais qu'il y aurait plus d'argent pour les pays en développement et je croyais qu'on allait fixer très clairement 1990 comme année de référence, ce qui n'est pas le cas », déplore le chef Gilles Duceppe, avant d'ajouter que « ce gouvernement-là [le gouvernement Harper] est vendu aux pétrolières. »

Pour leur part, les libéraux parlent d'un pas en avant, aussi timide soit-il. « Je préfère voir une entente, si faible soit-elle, que pas d'entente, parce qu'il faut toujours penser à la prochaine étape. C'est comme un jeu d'échecs », dit le député libéral et ancien ministre de l'Environnement, Stéphane Dion.

Son collègue et porte-parole du parti en matière d'environnement, David McGuinty, est plus cinglant. Il reproche au gouvernement Harper d'avoir tenu un rôle de figurant durant la conférence. Il se réjouit cependant du fait que l'accord exige que tous les pays signataires précisent par écrit, dès le début 2010, leurs objectifs particuliers en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). C'est pour lui une occasion de presser le gouvernement Harper de mettre en place un plan détaillé pour le Canada.

Les néo-démocrates veulent aussi profiter de cette disposition de l'accord pour mettre de la pression sur les conservateurs. « Ça nous donne une occasion en or de forcer le gouvernement à agir », affirme le chef Jack Layton.

Déception à Québec

Au Québec, le gouvernement Charest se dit très déçu du projet d'accord. « C'est très décevant. Je vous dirais qu'il n'y a personne de satisfait. [...] On est vraiment devant la notion de compromis, mais c'est un compromis faible », juge la ministre de l'Environnement du Québec, Line Beauchamp.

À l'instar des libéraux et des néo-démocrates, la ministre Beauchamp considère toutefois qu'obliger les pays à préciser leurs cibles de réduction d'émissions de GES est une avancée. « Ça, c'est un gain, mais il n'y aura pas de conséquence si on ne respecte pas ses engagements », souligne-t-elle.

Le gouvernement Harper satisfait

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper fait fi des critiques et parle de son côté de succès.

Selon le ministre fédéral de l'Environnement, Jim Prentice, l'entente conclue à Copenhague est très positive pour le Canada. « Nous avons accompli le meilleur résultat pour l'environnement et le Canada », avance-t-il.

Le ministre conservateur fait valoir que l'entente implique les plus importants émetteurs de GES, comme les États-Unis, l'Inde, la Chine et le Brésil, qui n'avaient pas adhéré au protocole de Kyoto.

« Nous avons maintenant une entente avec des responsabilités pour les États-Unis et les autres pays », plaide-t-il.

Le ministre Prentice dit ne pas se formaliser du fait que l'accord n'impose aucune obligation aux États et ne contienne aucune cible de réduction des émissions de GES. Il estime plutôt que l'entente ouvre la voie à un traité international qui devrait être signé l'an prochain.

Radio-canada

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