Des processus d'approbation viciés... - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/12/2009 à 14h49 par Michel95.

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Des processus d'approbation viciés...

Information recueillie par Michel95

Ariane Chenard, analyste en agroalimentation Cyberpresse.ca


On apprenait récemment qu'un nouveau rapport du Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique (CRIIGEN) de France conclut que trois variétés de maïs génétiquement modifiés, développés par la multinationale Monsanto et utilisés à grande échelle au Canada, les MON 810, MON 863 et NK 603, présentent des signes de toxicité inquiétants.

La contre-expertise du CRIIGEN démontre que les études menées par Monsanto, sur lesquelles se sont basées les instances réglementaires pour approuver ces variétés, étaient déficientes et que des signes de toxicités sont visibles après seulement 90 jours d'essais en laboratoire.

Cela devrait nous pousser à remettre en question le processus d'approbation des OGM au Canada.

Le processus réglementaire au Canada est tel que l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Santé Canada ne font pas eux-mêmes de tests avant d'approuver un nouvel OGM, mais évaluent les données fournies par l'industrie.

Le gouvernement n'a d'ailleurs pas de méthodologie standard pour faire ces évaluations et se fie à la méthodologie de l'industrie.

Les données ne sont pas non plus disponibles pour des évaluations indépendantes.

Manque de transparence

En juillet dernier, l'ACIA approuvait le maïs SmartStax des compagnies Monsanto et Dow AgroSciences, sans même que Santé Canada ne fasse de test de toxicité.

Ce maïs, destiné à la fois à l'alimentation humaine et animale, combine huit nouveaux gènes: six gènes produisant des pesticides et deux gènes de résistance à des herbicides.

Il devrait se retrouver dans la chaîne alimentaire dès 2010.

Rappelons que le Canada refuse toujours l'étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM.

Les consommateurs n'ont donc aucun moyen de savoir s'ils en consomment, ce qui est encore plus inacceptable compte tenu des résultats de l'étude du CRIIGEN.

Santé Canada n'a fait aucun test de toxicité pour le SmartStax, car il ne considère pas cette nouvelle variété comme un «aliment nouveau», étant donné qu'il résulte du croisement classique entre des variétés de maïs déjà approuvées au Canada.

Variétés empilées

En effet, dans le cas des variétés qui «empilent» des caractéristiques, comme le SmartStax, c'est aux promoteurs de la biotechnologie de déterminer s'il y a des «caractéristiques nouvelles» associées à la culture qui auraient un impact sur la sécurité des aliments.

Ainsi, c'est à Monsanto et Dow AgroSciences que revient le soin d'identifier et d'informer Santé Canada et l'ACIA si des problèmes résultent de l'utilisation du SmartStax.

Dans une lettre de Santé Canada envoyée au Réseau canadien d'action sur les biotechnologies (RCAB) en octobre dernier, Santé Canada dit «s'attendre» (expect) à ce que les promoteurs de biotechnologies s'assurent qu'il n'existe aucun effet imprévu.

Le système réglementaire canadien est déficient et permet d'approuver de nouvelles variétés d'OGM sans contre-expertises possibles ou sans même évaluer les nouvelles variétés.

L'ACIA et Santé Canada jouent le jeu des compagnies de biotechnologies et se fient à leurs études et leurs données gardées secrètes.

Peut-on avoir confiance en un tel système?

Veut-on vraiment se fier à Monsanto pour l'évaluation de l'innocuité des aliments contenant des OGM?

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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