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Cette actualité a été publiée le 26/02/2011 à 21h27 par Tanka.


DES PLANTES POUR LIMITER LA POLLUTION DES VACHES

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Des plantes pour limiter la pollution des vaches

 
Une entreprise du Maine-et-Loire travaille avec des chercheurs à l'élaboration d'additifs alimentaires pour diminuer la quantité de gaz émis par les bovins lors de leur digestion

Lorsqu'une vache digère, du méthane s'accumule dans son estomac, appelé rumen. Elle finit par le rejeter dans l'air, par la voie orale.

Cette émanation de gaz à effet de serre équivaudrait chaque année à 9 000 kilomètres parcourus en voiture.

Une société angevine, Nor-feed Sud, travaille à l'élaboration d'un additif alimentaire à base de plantes à saponines (agents lavants naturels) qui pourrait réduire de 10 à 15 % la production de méthane des bovins.

Celles-ci pourraient même être cultivées dans la région, déjà réputée pour sa filière de plantes aromatiques et médicinales. Soutenu par la région Pays de la Loire et labellisé par le pôle de compétitivité Végépolys, ce projet est mené depuis 2008 avec quatre autres partenaires, dont le laboratoire Sonas de l'université d'Angers.

Le fenugrec, le mélilot, le souci et la vaccaire

Tout a commencé par la sélection de neuf espèces de plantes à saponines. Elles ont ensuite été mises en culture dans la station expérimentale de l'Institut technique interprofessionnel des plantes à parfum, médicinales et aromatiques (IteipmaiTEIPMAI) de Chemillé (Maine-et-Loire). Après la récolte, l'institut a dressé la liste des plantes les plus intéressantes à cultiver localement.

Le yucca et le bois de panama, plantes exotiques poussant en Amérique, ont été écartés en raison de leur croissance trop lente sous notre climat. Quant à la saponaire et la primevère, leur récolte se révèle difficile car les saponines se trouvent dans les racines.

En revanche, le fenugrec, le mélilot, le souci et la vaccaire, dont on récupère les graines ou les fleurs, se situent en bonne position. «L'évaluation agronomique étant faite, il faut désormais vérifier la richesse en saponines de chaque espèce », note Jean-Pierre Bouverat-Bernier, directeur technique de l'Iteipmai.

« Améliorer aussi la production de lait ou de viande»

L'effet des saponines sur la digestion des bovins est également analysé en laboratoire, où la fermentation animale est reproduite à l'aide de jus de rumen prélevé sur une vache donneuse. Pour passer à des tests sur l'animal, la société va participer à un projet européen avec l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), qui dispose de fermes expérimentales, et des partenaires publics et privés espagnols, belges et gallois.

« En réduisant la production de méthane de l'animal, on pense aussi améliorer sa production de lait ou de viande », indique Nicolas Tessier, responsable de la recherche et du développement chez Nor-feed Sud.

D'ici à trois ans, si les tests fonctionnent, l'additif devra être enregistré par l'autorité européenne de sécurité des aliments avant sa commercialisation. « On pourrait alors imaginer que les agriculteurs utilisant ce produit puissent revendre des crédits carbone sur le marché, souligne Nicolas Tessier. Ce serait une première dans le monde agricole. »

 
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Auteur : Florence PAGNEU

Source : www.la-croix.com