Des moules qui carburent à l'hydrogène - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/09/2011 à 16h25 par Kannie.


DES MOULES QUI CARBURENT À L'HYDROGÈNE

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Des moules qui carburent à l'hydrogène

 

Un milieu propice

La recherche de nouvelles sources d'énergie pour faire face aux besoins croissants de l'humanité est actuellement un sujet d'intérêt en vogue. Les piles à combustible à hydrogène sont considérées comme l'une des alternatives les plus prometteuses d'énergie propre. Alors que des efforts de recherche intensifs sont consacrés au développement des moyens d'exploiter l'énergie hydrogène pour alimenter notre vie quotidienne, un exemple naturel de «pile à combustible» vivant à l'hydrogène est passé jusqu'à présent inaperçu.

C'est que pour le découvrir, il fallait plonger à 3200 mètres de profondeur près de la source hydrothermale de Logatchev située à 14° de latitude Nord de la dorsale Médio-atlantique, grande zone d'expansion du plancher océanique qui court tout au long du milieu de l'Atlantique. Dans ce milieu extrême et mal connu vivent de nombreux organismes (vers géants, crevettes, clams...). En l'absence de lumière, ils utilisent l'énergie chimique pour produire de la matière organique, grâce à des bactéries symbiotiques.

Des Bactéries symbiotiques

Sur le site Logatchev, l'hydrogène est émis en abondance dans les fluides hydrothermaux. Stéphane Hourdez, chercheur CNRS à la station marine de Roscoff (CNRS/UMPC) a montré que les bancs de moules pouvaient utiliser l'hydrogène comme source d'énergie pour fixer du carbone et produire de la matière organique. Jusqu'à présent, seules deux sources d'énergie chimique utilisées par les bactéries des sources hydrothermales étaient connues : les composés sulfurés réduits et le méthane.

Ces moules consomment même une proportion importante d'hydrogène, diminuant les flux de ce gaz dans l'océan profond de 45 à 50%. Les calculs mènent à une consommation de 4 460 litres d'hydrogène par heure pour l'ensemble de la zone de Logatchev (rassemblant de 250 000 à 500 000 moules)... ce qui représente une consommation de 39 millions de litres d'hydrogène par an.

Par ailleurs, une équipe a identifié le gène clé de la transformation chimique de l'hydrogène. Or, ce gène est également présent chez les bactéries de nombreux autres organismes hydrothermaux (comme des vers et des crevettes). Cela implique que la capacité à utiliser l'hydrogène comme source d'énergie est répandue dans les symbioses hydrothermales, en particulier dans les sites où l'hydrogène est abondant.

« Les sources hydrothermales le long des dorsales médio-océaniques qui émettent de grandes quantités d'hydrogène peuvent donc être assimilées à une autoroute à hydrogène avec des stations de ravitaillement pour la production primaire symbiotique », explique Jillian Petersen, un des auteurs de l'étude publiée dans la revue Nature.
 

Un article de J.I., publié par Sciences et Avenir.fr

 

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Auteur : J.I.

Source : www.sciencesetavenir.fr