Des moines tibétains s'immolent par le feu contre la répression chinoise - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 19/10/2011 à 18h37 par Mich.


DES MOINES TIBÉTAINS S'IMMOLENT PAR LE FEU CONTRE LA RÉPRESSION CHINOISE

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Des moines tibétains s'immolent par le feu contre la répression chinoise

 

Depuis son exil en Inde, le premier ministre tibétain, Lobsang Sangay, a salué le « courage » des neufs religieux qui se sont immolés par le feu « pour la cause du Tibet », tout en désapprouvant cette forme de protestation désespérée.

 

Devant l'immense monastère tibétain de Kirti où huit moines et une religieuse se sont immolés par le feu depuis le mois de mars dernier (cinq ont survécu), le déploiement des forces de l'ordre est impressionnant.

Dans cette ville d'Aba, de 20 000 habitants en majorité tibétains, des policiers en tenue complète antiémeute montent la garde, équipés de mitrailleuses et de barres de fer.

Deux journalistes de l'Agence France-Presse ont pu se rendre au monastère de Kirti, l'un des plus importants dans le bouddhisme tibétain, avant d'être interpellés par la police qui a confisqué leur matériel.

Le site est très difficile d'accès pour la presse étrangère (totalement interdite au Tibet). Cette région tibétaine de la province chinoise du Sichuan n'a jamais vraiment retrouvé le calme depuis les émeutes antichinoises de 2008 qui dénonçaient la répression religieuse au Tibet.

« Les terribles mesures de sécurité prises depuis 2008 dans cette région n'ont fait qu'exacerber les tensions et les mécontentements des populations et des religieux », explique l'organisation Human Rights Watch, soulignant une très forte augmentation des budgets militaire et policier dans les préfectures d'Aba et Ganzi depuis 2006.

« En 2009, les dépenses de sécurité publique à Aba étaient cinq fois supérieures à celles dépensées dans les zones non tibétaines », ajoute Human Rights Watch.

Un monastère devenu une prison

De fait, neuf immolations marquent une montée des tensions et du ressentiment antichinois. « La religion et la culture tibétaine subissent une telle répression indicible et la désespérance a atteint un tel niveau que les gens choisissent de se suicider plutôt que de continuer à vivre », a déclaré la semaine dernière, en Inde, Kirti Rinpoché, le responsable en exil de ce monastère, ajoutant qu'il avait laissé derrière lui il y a quelques mois une « prison » où s'opéraient des arrestations arbitraires, des expulsions de moines et un contrôle très strict sur les religieux.

Face à ces actes désespérés, déclenchés par l'immolation dans le monastère de Kirti d'un jeune moine de 20 ans le 16 mars dernier, le premier ministre tibétain en exil dans la ville de Dharamsala en Inde, Lobsang Sangay, a salué leur « courage » pour « la cause du Tibet », tout en rappelant que l'immolation n'était pas une pratique acceptable dans la religion bouddhiste.

Les États-Unis, « gravement préoccupés », ont demandé à Pékin de « respecter les droits des Tibétains et de protéger la culture unique et l'identité linguistique des Tibétains » . La Chine accuse, comme d'habitude, « le groupe du dalaï-lama » d'inciter les moines à s'immoler, jugeant que cela revenait à de « la violence et du terrorisme déguisé » .

 

Un article de Dorian MALOVIC, publié par la-croix.com

 

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Auteur : Dorian MALOVIC

Source : www.la-croix.com