Des manifestants veulent un moratoire sur l'exploitation de l'Arctique - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 30/03/2010 à 19h30 par frederic.


DES MANIFESTANTS VEULENT UN MORATOIRE SUR L'EXPLOITATION DE L'ARCTIQUE

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Des manifestants veulent un moratoire sur l'exploitation de l'Arctique

Le «huis clos» de Chelsea dénoncé

Une vingtaine de manifestants ont bravé un cocktail de pluie glaciale et de neige fondante, hier matin, à Chelsea, afin de réclamer que le futur de l'Arctique ne se décide pas derrière des portes closes.

Les ministres des Affaires étrangères du Canada, du Danemark, de la Norvège, de la Russie et des États-Unis ont été accueillis par des bannières, des chants autochtones et le bruit d'un tambour, à leur arrivée à la maison Willson, peu avant midi.

Porte-parole du Réseau environnemental autochtone, Clayton Thomas Muller a fait brûler de la sauge, une herbe aux vertus purificatrices dont l'odeur s'est propagée sur le chemin du Lac Meech.

« Les peuples autochtones de la région de l'Arctique sont les canaris de la mine de charbon; ils subissent des changements climatiques cinq fois plus importants que ce que nous vivons ici », a-t-il illustré, se faisant le porte-voix de ceux qui ont été écartés des discussions.

« Nous ne laisserons pas sacrifier notre mode de vie, nos droits humains et notre relation sacrée avec la Terre, pour le bénéfice économique des pays qui se rencontrent ici. »

Tenus à distance de la maison Willson, derrière un cordon policier, les manifestants ont réclamé un moratoire sur l'exploitation des combustibles fossiles dans la région de l'Arctique.

« Laissez-les dans la terre ! », ont-ils scandé.

Porte-parole du Conseil des Canadiens, Andrea Harden-Donahue a remis une lettre aux ministres réunis tout l'après-midi à Chelsea.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par l'impact potentiel que de futures exploitations pétrolières et gazières auront sur l'écosystème fragile dont les peuples autochtones circumpolaires dépendent pour leurs besoins alimentaires et culturels », pouvait-on lire dans la missive, finalement acceptée par un agent de la GRC.

La coordonnatrice de la campagne Océans de Greenpeace, Beth Hunter, a demandé que les prochaines discussions se tiennent sous les auspices du Conseil de l'Arctique, des Nations unies ou d'autres organismes mondiaux transparents.

« À l'inverse, dit-elle, les cinq ministres ont constitué un club fermé, auto-désigné et qui se rencontre à huis clos. Les communautés autochtones, les autres pays concernés ainsi que les groupes environnementaux doivent se trouver à la table. L'urgence est d'assurer un avenir viable pour la région de l'Arctique et non le partage des parts de pétrole. »

Par Patrice Gaudreault

Source : cyberpresse.ca

Information recueillie par Frédéric

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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