Des coups de feu mettent un terme à la manifestation "Walk to Work" (Ouganda) - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/10/2011 à 10h22 par Kannie.


DES COUPS DE FEU METTENT UN TERME À LA MANIFESTATION "WALK TO WORK" (OUGANDA)

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Des coups de feu mettent un terme à la manifestation "Walk to Work" (Ouganda)

Un car de police ougandais. Photo postée sur Twitpic par )at(rbeckie

 

Lundi, à l'appel des opposants au président Yoweri Museveni, des centaines d'Ougandais ont osé braver l'interdiction de manifester en se rendant à pied jusqu'à leur lieu de travail.

Cette forme inédite de contestation avait déjà été violemment réprimée par la police ougandaise, au printemps dernier. Une fois encore, les manifestants ont été accueillis avec des balles et des bombes lacrymogènes.

Les premières marches ont été organisées en avril et mai dernier par le principal opposant, Kizza Besigye, pour dénoncer la hausse constante du niveau de vie, certains Ougandais étant désormais incapables de remplir leur réservoir d'essence pour se rendre au travail.

Lors de ces manifestations, les affrontements violents avec la police avaient fait au moins neuf morts et une douzaine de blessés.

Au fil des mois, les prix des produits de première nécessité ont continué d'augmenter et les Ougandais ont été appelés par le groupe "Militants pour le changement" à participer à des marches de protestation tout au long de cette semaine. Le président Museveni a déjà indiqué que ces rassemblements ne seraient pas tolérés.

Si aucun mort n'a été recensé après la manifestation de lundi à Kampala, les médias locaux ont affirmé qu'au moins une douzaine de lycéens ont été hospitalisés après qu'une bombe lacrymogène ait été jetée dans une salle de classe.

La police ougandaise a arrêté douze militants soupçonnés, selon elle, de planifier des violentes manifestations anti-gouvernement. Des accusations rejetées par les leaders de l'opposition, qui dénoncent un harcèlement de la part des autorités.

Contributeur : Hamza L. (qui travaille dans le marketing à Kampala)

"Il y a deux mois, un sac de farine de maïs valait 35 000 shillings. Désormais, il en vaut 95 000"

En me dirigeant vers le centre-ville, j'ai été surpris de voir à quel point la chaussée était vide. Seuls quelques voitures privées et des pickups de police circulaient. Mais en me rapprochant du centre-ville et du marché de Kiseka, j'ai pu constater que des policiers avaient été déployés partout.

Le dispositif de sécurité était encore plus important que celui mis en place avant l'élection présidentielle au printemps dernier.

Il y avait un monde fou. Les personnes qui avaient osé descendre dans la rue réclamaient au gouvernement plus de transparence au sujet de l'exploitation du pétrole du Lac Albert.

Plusieurs ministres ont déjà été accusés de corruption lors des négociations, pour déterminer quelles entreprises pourraient exploiter cette ressource. Les manifestants étaient aussi en colère contre la hausse des prix des produits de première nécessité.

Les prix flambent. Il y a deux mois, un sac de farine de maïs valait 35 000 shillings [environ 9 euros]. Désormais, il vaut 95 000 shillings [environ 24 euros]. Le sac de charbon est passé de 30 000 à 75 000 shillings [de 7,70 à 19 euros]. Le carburant a quasiment triplé.

Ici, les gens sont furieux et veulent le faire savoir.

"J'ai failli être touché par l'une de ces balles"

Lundi, les policiers ont essayé de disperser la foule avec du gaz lacrymogène, mais ils ont aussi fait usage de matraques, de balles en caoutchouc et de balles réelles.

J'ai failli être touché par l'une de ces balles ; je l'ai sentie passer tout près de moi. Heureusement, j'ai réussi à m'enfuir et à me cacher dans un parking en dehors du centre-ville. Même là-bas, je pouvais sentir le gaz lacrymogène que les policiers ont aspergé partout.

Je ne comprends vraiment pas pourquoi la police fait usage d'autres armes que du gaz lacrymogène contre des manifestants non armés. Heureusement qu'il n'y a pas eu de morts cette fois-ci. Cependant, j'espère qu'ils changeront leurs habitudes : les manifestants comptent continuer d'organiser leurs marches dans les jours à venir."

 

Un article de Hamza L., contributeur publié par observers.france24.com

 

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Auteur : Hamza L.

Source : observers.france24.com