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Cette actualité a été publiée le 24/12/2009 à 10h51 par Tanka.


DES CONDITIONS CLIMATIQUES QUI COÛTENT CHER

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Des conditions climatiques qui coûtent cher

Information recueillie par Tanka

Habitations démolies par des tornades, toitures endommagées par des vents violents, refoulements d'égouts et arbres tombés lors de pluies torrentielles, jamais les assureurs canadiens n'ont trouvé les conditions climatiques plus onéreuses qu'en 2009. Le Bureau d'assurance du Canada (BAC) parle de cette année comme de l'« année la plus coûteuse sur le plan des phénomènes météorologiques violents ».

Les résultats de cette année confirment ce que les assureurs savent depuis un certain temps déjà, à savoir que les conditions climatiques s'aggravent et que les événements météorologiques violents sont de plus en plus coûteux.

— Don Forgeron, président et chef de la direction du BAC

Le BAC, qui n'évoque pas le coût total des indemnités versées en raison du déchaînement de la nature, cite en exemple trois catastrophes naturelles survenues cette année. À la fin du mois de juillet, les pluies diluviennes qui se sont abattues sur les régions d'Ottawa et d'Hamilton, en Ontario, ont obligé les assureurs à verser 365 millions de dollars aux sinistrés.

Quelques jours plus tard, des vents violents qui ont soufflé sur l'Alberta leur ont coûté 196 millions de dollars. Au plus fort de la tempête, les vents avaient dépassé les 100 kilomètres à l'heure. Le 20 août, une série de tornades dans la région métropolitaine de Toronto a occasionné le versement d'indemnités d'assurance totalisant plus de 76 millions de dollars.

Les changements climatiques sont évidemment un problème mondial. Dans son communiqué, le BAC cite un rapport du Centre de recherche sur l'épidémiologie des désastres (CRED), basé en Belgique, qui estime que 224 des 245 désastres survenus cette année à l'échelle de la planète étaient liés aux changements climatiques. Bilan des dommages: 15 milliards de dollars américains.

Le BAC, qui ne commente pas le rôle des actions humaines sur le réchauffement planétaire, fait valoir « l'urgence d'intervenir partout au pays pour atténuer l'incidence du changement climatique ». Le Bureau relie une grande partie des dommages à des défaillances des infrastructures. Il demande à tous les paliers de gouvernements d'injecter des fonds pour moderniser les infrastructures municipales des égouts et des eaux de surface.

Le BAC annonce en outre pour 2010 la création des prix « Clé des eaux », qui viseront à souligner les efforts des collectivités qui ont amélioré de façon marquée leurs infrastructures désuètes. Il encourage par ailleurs les citoyens à mieux protéger leur propriété, en installant par exemple des clapets antirefoulement pour se prémunir contre les inondations ou encore un baril de récupération d'eaux pluviales pour réduire la quantité d'eau de surface devant être évacuée par les réseaux municipaux.

Source : radio-canada.ca

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