Des citoyens veulent un moratoire sur les mines d'uranium au Québec - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 18/02/2010 à 17h53 par Jacques.


DES CITOYENS VEULENT UN MORATOIRE SUR LES MINES D'URANIUM AU QUÉBEC

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Des citoyens veulent un moratoire sur les mines d'uranium au Québec

QUEBÉC — Des médecins de la Côte-Nord sont revenus à la charge, mercredi, pour demander au gouvernement d'imposer un moratoire sur le développement de mines d'uranium dans la province, pendant qu'un comité, mandaté par les autorités de santé publique, étudie les risques de ce métal radioactif.

Dans une lettre ouverte, les médecins Isabelle Gingras et Bruno Imbeault soutiennent que tous les travaux miniers liés à l'uranium devraient être interrompus pendant que le comité, dont ils font partie, complète son analyse, ce qui devrait prendre encore deux ans.

Lors d'une entrevue, Mme Gingras a affirmé que la population ne dispose actuellement pas des informations suffisantes pour prendre une décision éclairée face aux projet de développement de mines d'uranium, qui se sont multipliés à travers la province au cours des dernières années.

Ce que l'industrie passe, comme information, c'est que le risque est zéro, a-t-elle dit. Et ce n'est pas vrai. Je pense que les gens ont le droit d'avoir la bonne information."

Les deux médecins ont ainsi joint leurs voix à celles de 15 000 personnes qui, par l'entremise de pétitions déposées mercredi à l'Assemblée nationale, ont réclamé une nouvelle fois un moratoire sur le développement de mines d'uranium au Québec.

L'automne dernier, une vingtaine de médecins de Sept-Iles, dont Mme Gingras et M. Imbeault, avaient causé une onde de choc en menaçant de démissionner à cause des risques causés par des travaux d'exploration effectués à 20 kilomètres de la ville.

Devant la mobilisation, l'entreprise minière Terra Venture a suspendu ses activités, mais la députée péquiste Lorraine Richard, qui représente la région, a déclaré mercredi que rien ne garantit qu'elle ne les reprendra pas plus tard.

Il n'y a pas d'activité présentement près du lac Kachiwiss, a-t-elle dit. Mais l'entreprise a encore ses droits, elle pourrait agir demain matin en toute légalité et continuer l'exploration de l'uranium, ce que nous ne voulons pas et ce que nous avons signifié au ministère des Ressources naturelles."

Selon Mme Richard, le gouvernement a le devoir d'informer la population des risques de l'exploitation des mines d'uranium, notamment dans les petites municipalités, qui sont souvent à la recherche de nouveaux projets de développement économique.

Souvent pour les petits villages, toute activité économique est intéressante, a-t-elle dit. Mais les citoyens ne connaissent pas nécessairement tous les effets de l'uranium. Il y a une responsabilité gouvernementale d'informer la population qui peut être concernée et ce n'est pas le cas présentement."

L'instigateur des pétitions, Marc Fafard, du regroupement Sept-Iles sans uranium, a affirmé que la loi doit être changée afin que les municipalités ne subissent plus les risques liés au développement des gisements d'uranium.

C'est un débat qui concerne tous les citoyens, a-t-il dit. Et on veut que les citoyens puissent se prononcer en connaissance de cause sur l'industrie de l'uranium. Le Québec n'est pas encore une province productrice d'uranium et tous les citoyens devraient avoir la chance de connaître ce que représentent les métaux radioactifs."

Le bureau du ministre délégué aux Ressources naturelles, Serge Simard, responsable des mines, a indiqué qu'un moratoire sur les travaux miniers n'est pas à l'ordre du jour. Le gouvernement mise notamment sur un projet de loi qui donnera à la population le droit de contrer des projets miniers non désirés.

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On va voir ce que l'étude va donner, a-t-il dit. Le but, c'est de donner le plus d'information possible."

Actuellement, aucune mine d'uranium n'est en activité au Québec, mais plusieurs travaux d'exploration sont en cours à travers la province.

La Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse ont adopté un moratoire sur l'exploitation et l'exploration de l'uranium tandis que le gouvernement inuit Nunatsiavut du Labrador a un moratoire sur l'exploitation des gisements uranifères.

Mme Gingras a déclaré que le comité de la santé publique est actuellement à la recherche d'informations objectives sur les impacts physiques et psychologiques du développement éventuel d'une mine d'uranium.

.../...

Au moment où ils avaient menacé de démissionner, les médecins, qui travaillent tous au Centre hospitalier de Sept-Iles, avaient déclaré que selon un avis de la Santé publique, les sous-produits provenant de la dégradation de l'uranium constituent la principale cause du cancer du poumon chez les non-fumeurs.

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Source : .google.com/hostednews/canadianpress

Info recueillie par Jacques

 

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