Des chats rendus fluorescents pour aider à combattre le sida - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 13/09/2011 à 23h20 par Mich.


DES CHATS RENDUS FLUORESCENTS POUR AIDER À COMBATTRE LE SIDA

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Des chats rendus fluorescents pour aider à combattre le sida

 
Des essais de thérapie génique, menés chez le chat mais aussi chez l'homme, ont des résultats prometteurs pour la lutte contre le sida.

Ce sont trois chatons que les chercheurs ne vont pas quitter des yeux. Trois adorables boules de poils (fluorescentes) qui pourraient aider les scientifiques à mieux comprendre le sida, car les virus félins et humains, même s'ils sont différents, ont des modes d'action similaires sur le système immunitaire.

Et ce redoutable virus de l'immunodéficience féline (FIV) est responsable de la mort de millions de chats, mais aussi de gros félins comme les lions, chaque année. Or, la thérapie génique dont a "bénéficié" leur mère, à la Mayo Clinic de Rochester (Minnesota), devrait les protéger des effets du virus FIV. L'aspect fluorescent n'étant, lui, destiné qu'à repérer les animaux chez qui la thérapie génique a bien pris.

L'équipe américaine a commencé par fertiliser vingt-deux chattes. Trente à cinquante ovules, dans lesquels un gène protecteur vis-à-vis du FIV avait été inséré, ont été introduits directement dans leurs trompes de Fallope. Au total, onze embryons se sont formés (chez cinq femelles), dont dix étaient porteurs du nouveau gène, précise l'article publié dans la revue Nature Methods.

Aujourd'hui, seuls trois de ces chatons génétiquement modifiés sont toujours en vie. Soit un taux de réussite de 23 %. Et ces jeunes félins produisent une protéine qui aide leur corps à résister au FIV. Le but premier de cette expérience est de tester le succès de l'implantation des gènes modifiés pour étudier le VIH.

Mais il reste encore à voir si les chats transgéniques sont bien capables de résister au FIV, si leur système immunitaire peut lutter contre le virus avant qu'il ne s'installe dans l'organisme. Les spécialistes semblent optimistes.

Un travail jugé intéressant par le professeur Alain Lafeuillade, chef du service d'infectiologie au CHU de Toulon. "Mais attention, souligne cet expert auprès de l'Agence nationale de recherche sur le sida, il s'agit de recherche fondamentale, sans retombées directes chez les malades".

D'autres travaux, menés également aux États-Unis, lui semblent plus porteurs d'espoirs, car ils sont réalisés chez l'homme. En pratique, pour infecter les cellules d'un patient, le VIH a besoin d'un récepteur, le CD4, et d'un co-récepteur. Il peut alors pénétrer dans la cellule, s'y installer et s'intégrer dans ses chromosomes.

"Des équipes développent des thérapies géniques qui empêchent l'expression de ce co-récepteur", explique le professeur Lafeuillade. "Des essais sont en cours chez l'homme aux États-Unis pour que le HIV ne puisse plus entrer dans les cellules. Et donc pour créer un système immunitaire qui ne soit pas attaquable par le virus.

Pour cela, les chercheurs prélèvent du sang de patients séropositifs, isolent les lymphocytes CD4 qui sont potentiellement infectables par le virus, les transforment par thérapie génique, les font se multiplier et les réinjectent à la personne.

Malgré le faible recul, il semble possible de recréer, à côté du système immunitaire qui est envahi par le HIV, un deuxième système immunitaire résistant au virus."

Ces travaux, comme ceux réalisés chez le chat, montrent que la thérapie génique est une des voies de recherche intéressantes et prometteuses dans la lutte contre le sida.

 

Un article de Anne Jeanblanc, publié par lepoint.fr

 

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Auteur : Anne Jeanblanc

Source : www.lepoint.fr