Des athlètes OGM trahis par leur sang ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 04/05/2011 à 21h54 par Jacques.


DES ATHLÈTES OGM TRAHIS PAR LEUR SANG ?

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Les tests de détection du dopage seront bientôt une réalité, avec les percées de deux recherches qui montrent qu'un athlète génétiquement modifié pourra être trahi par son sang.

Les résultats de travaux menés par des chercheurs allemands, français et américains, viennent balayer les craintes que la lutte antidopage doive un jour aller jusqu'à soumettre les sportifs à des prélèvements de tissus musculaires pour vérifier qu'ils ne sont pas dopés génétiquement.

«On nous disait que l'Agence mondiale antidopage (AMA) ne pourrait jamais faire des biopsies musculaires pour détecter le dopage génétique, raconte le directeur scientifique de l'AMA, Olivier Rabin.

Nous, nous en étions conscients dès le débutet c'est pourquoi nous voulions des méthodologies qui soient applicables dans le sang ». Les experts de la lutte antidopage ont vite compris que les progrès de la thérapie génique éveillaient aussi l'intérêt de certains individus dans le milieu sportif.

Et que les mêmes procédés consistant à injecter un gène chez un malade pour corriger un gène déficient pourraient être détournés afin de décupler la production par le corps d'EPO ou d'hormone de croissance dans le but d'augmenter la capacité d'endurance ou la force musculaire d'un athlète.

Travaux au CHU de Nantes

Les deux recherches représentent «clairement une percée dans la détection possible du dopage génétique», affirme Olivier Rabin. D'un côté, les travaux dirigés par Perikles Simon à Mayence et Michael Bitzer à Tübingen se sont concentrés sur la recherche de l'ADN transgénique, celle transférée dans le corps. Leurs résultats obtenus sur des souris montrent que l'ADN transgénique pouvait être détectable jusqu'à 56 jours après l'injection.

De l'autre, les travaux conduits par Richard Snyder de l'Université de Floride et Philippe Moullier du CHU de Nantes se sont intéressés aux principaux vecteurs utilisés pour effectuer le transfert de gènes, à savoir les virus.

Résultats prometteurs

Les chercheurs ont ainsi dopé génétiquement des macaques à l'aide de petits virus modifiés, les AAV. «On enlève les gènes du virus pour les remplacer par des gènes d'intérêt: dans ce cas-là, celui de l'EPO.

Ce virus sert de cheval de Troie, il protège le gène pour qu'il arrive dans la cellule et soit efficace», explique Caroline Le Guiner, chargée de projet au laboratoire de thérapie génique de Nantes. «Avec une seule injection dans un muscle, le gène peut fonctionner pendant des années».

Les résultats sont très prometteurs puisque le délai de détection dépassait un an après l'injection, et pourrait atteindre plusieurs années. «Ce test a fonctionné sur les macaques, il faut maintenant l'adapter à l'homme. Mais le gène EPO du macaque est très proche du gène EPO humain», précise la chercheur.

 

Un article de l rédaction de Letélégramme

 

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Auteur : Rédaction letelegramme

Source : www.letelegramme.com