Derrière les portes des abattoirs de France - L'abattage des porcs - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 08/08/2009 à 23h29 par Isabelle.


DERRIÈRE LES PORTES DES ABATTOIRS DE FRANCE - L'ABATTAGE DES PORCS

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Derrière les portes des abattoirs de France  - L'abattage des porcs

Information sélectionnée par Isabelle

Chaque semaine, c'est près d'un milliard d'animaux que le genre humain tue pour leur viande.

Ce chiffre colossal inclut près de 900 millions de volailles, 17 millions de moutons et de chèvres, 24 millions de porcs et six millions de bovins.

L'abattage des porcs a été filmé dans cinq abattoirs. D'après les enquêteurs, un seul de ces cinq abattoirs pratiquait l'abattage dans des conditions conformes à la législation.

Dans un abattoir de très grande taille où plusieurs centaines de porcs sont tués en une heure, les enquêteurs ont observé ce que les inspecteurs de la Commission européenne considèrent comme un problème persistant en France : des animaux malades ou blessés qui n'auraient jamais dû être transportés.

Traînés vers l'abattage

«Un nombre de porcs blessés venaient d'être déchargés », raconte un des enquêteurs.

« Ils pouvaient difficilement marcher, pourtant ils avaient été chargés et transportés jusqu'à l'abattoir. Certains ont été tués le jour même, mais les autres ont passé la journée à entendre leurs congénères mourir. Ils ont passé la nuit sans nourriture et sans eau et ont été tués tôt le lendemain matin ».

Les enquêteurs ont filmé des scènes de souffrance animale parmi les pires dont ils aient été témoins tout au long de cette investigation.

Leurs images montrent :

- Un employé d'un abattoir donnant des coups de pied à un porc pour le faire basculer, afin qu'on puisse lui attacher une chaîne à une patte de derrière. Le porc est alors tiré par la chaîne sur le sol du corridor, sur une distance d'environ 10 mètres, jusqu'à l'enclos d'étourdissement.

- Un porc suspendu dans le vide par une chaîne passée autour d'une patte.

- Un porc traîné au sol par un convoyeur pendant qu'un employé essaie de l'étourdir avec une pince électrique.

Chacun de ces trois porcs hurlait de douleur.
Ces animaux ont été traités comme des produits agricoles et non pas comme des êtres sensibles.

Dans un certain nombre des abattoirs visités par les enquêteurs de One Voice, la conscience nécessaire était apparemment absente.

Les enquêteurs ont filmé des employés qui criaient, frappaient les animaux et leur donnaient des coups de pied.

Comme l'explique un des enquêteurs, « Les employés que j'ai vus ne semblaient pas se rendre compte qu'ils avaient affaire à des animaux sensibles. La seule chose qui comptait pour eux était de travailler le plus vite possible ».

Dans certains abattoirs, les employés avaient pris l'habitude de se livrer à de petits jeux sadiques, consistant par exemple à effrayer les cochons confinés dans des couloirs étroits en touchant les barres de fer qui les entourent avec un aiguillon électrique.

Comme le montrent les images, le bruit et les étincelles que cela produit provoquent chez les animaux une panique visible.

Dans d'autres abattoirs, un cercle vicieux a pris naissance.

Les employés, soucieux de voir les animaux avancer le long de la chaîne pour que leurs objectifs de production soient atteints, sont inévitablement devenus impatients avec les animaux effrayés.

Pour les faire avancer plus vite, ils se sont mis à crier, à les frapper, à les aiguillonner et à les brutaliser. Cela n'a fait qu'effrayer encore davantage les animaux.
Les employés ont alors redoublé d'efforts pour parvenir à faire avancer les animaux terrifiés.

Pour lire la suite de cet article, cliquez sur "Lien utile" ci-dessous.