Derrière les portes des abattoirs de France - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 03/08/2009 à 23h13 par Phil.


DERRIÈRE LES PORTES DES ABATTOIRS DE FRANCE

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Derrière les portes des abattoirs de France

Information sélectionnée par Phil'

Derrière les portes des abattoirs de France

Un rapport spécial de One Voice sur l'abattage des animaux pour la viande.

Au sein de l'Union européenne, près de 360 millions de porcins, d'ovins, de caprins et de bovins ainsi que plusieurs milliards de volailles sont abattus chaque année pour produire de la viande.

Or, chacun de ces animaux est un être sensible, c'est-à-dire capable d'éprouver toute une gamme de sentiments, de sensations et d'émotions, comme par exemple la douleur, la peur, le plaisir et la joie.

Depuis une trentaine d'années, la science du bien-être animal a montré que tout animal « de ferme » est un individu hautement complexe.

Pourtant, afin de répondre à la demande mondiale de viande, ces êtres sensibles sont tués, écorchés et découpés pour être transformés en simples produits alimentaires.

Tout cela se fait commodément hors de la vue du public, derrière les murs des abattoirs, et dans un laps de temps le plus court possible.

Aujourd'hui, une investigation de One Voice, réalisée sur une période d'un an et portant sur 20 abattoirs, révèle ce que subissent quelques-uns seulement des 40 millions d'animaux destinés à la boucherie et à la charcuterie et plus d'un milliard de volailles, lapins et petits gibiers abattus chaque année en France.

Ce rapport de One Voice sur une enquête relative aux abattages révèle les réalités de l'activité quotidienne dans les abattoirs français.

Il décrit ce que subissent les animaux dans ces chaînes de traitement à grande vitesse et à gros débit destinées à satisfaire le marché de la viande.

Nos enquêteurs ont constaté que les animaux recevaient parfois des coups de pied, des coups de bâton ou des coups de pique ; certains animaux ont dû être étourdis à deux ou trois reprises et certains étaient conscients au moment où ils étaient égorgés et perdaient leur sang ; certains animaux étaient recroquevillés ou tremblants de terreur et essayaient de s'échapper, et des animaux malades ou infirmes étaient littéralement traînés vers la mort.

Ce rapport met aussi en lumière un des aspects les plus choquants de l'enquête : la désensibilisation apparente d'un certain nombre d'employés des abattoirs, qui ne paraissaient pas se rendre compte qu'ils avaient affaire à des êtres sensibles et souvent terrifiés.

Ce rapport dévoile surtout une vérité qui dérange les consommateurs de viande et le législateur : la notion d'abattage « humain » est un paradoxe.

Alors que notre société de consommateurs de viande se rassure en se fondant sur le principe de l'abattage « humain », il n'existe rien de « doux », de « compatissant » ni de « miséricordieux » dans l'acte sanglant qui consiste à tuer des animaux pour la viande.

En septembre 2008, la Commission européenne a annoncé que les méthodes d'étourdissement dont les inconvénients pour les animaux sont reconnus et/ou que les scientifiques considèrent comme pénibles pour les animaux continueront d'être utilisées en raison de « l'absence d'alternatives pratiques dans des conditions commerciales ».

Télécharger le rapport complet au format pdf.

Note de Phil' :

Ne nous leurrons pas, cessons de nous voiler la face !

On fait ingurgiter à l'homme dans la viande davantage d'antibiotiques en un an que qu'il n'en consommera toute sa vie durant pour se soigner... Pas étonnant qu'il soit devenu aussi résistant aux antibiotiques !

Mais au moins cela fait "tourner" l'industrie pharmaceutique à plein régime :

A cause de ces salauds de bovins auxquels nous sommes obligés d'administrer des "antibio" pour juguler toutes les infections auxquelles ils sont sujets, du même coup on justifie l'expérimentation animale qu'on est bien obligé de poursuivre voire même d'accentuer pour mettre sur le marché de nouveaux médicaments.

En effet, un projet de loi déposé à l'assemblée européenne devant être soumis aux votes à l'automne prochain vient renforcer les pouvoirs de l'industrie pharmaceutique et autres laboratoires de recherche médicale dans ce domaine, permettant à ces derniers de se passer de certaines autorisations gouvernementales ainsi qu'à utiliser le même animal pour plusieurs expériences y compris la douleur extrême.

Ah qu'il est beau ce monde, ah qu'il est beau notre modèle de société !

Continuons ainsi et nous allons assurément droit dans le mur !

Phil'