Depuis la catastrophe de Fukushima, le Japon fait ses additions - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 25/11/2011 à 08h39 par Kannie.


DEPUIS LA CATASTROPHE DE FUKUSHIMA, LE JAPON FAIT SES ADDITIONS

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Depuis la catastrophe de Fukushima, le Japon fait ses additions

 

Depuis le début de la crise nucléaire en mars, le Japon s'interroge sur son avenir énergétique. Seuls 11 de ses 54 réacteurs nucléaires sont aujourd'hui en service et tous pourraient être à l'arrêt au printemps 2012.

Est-ce à dire que l'Archipel s'oriente vers la sortie de l'atome ? Difficile à dire, même si dans la dernière édition du Livre blanc sur l'énergie, rendu public le 31 octobre, le gouvernement annonce l'arrêt de la politique de promotion de l'énergie atomique et plaide pour une baisse de la dépendance au nucléaire.

En mai, il a mis en place une commission chargée de "reprendre à zéro la stratégie énergétique du Japon". Elle doit dévoiler en décembre les grandes lignes de cette nouvelle stratégie, dont l'un des enjeux sera le coût.

A ce jour, la sortie du nucléaire n'a pas été chiffrée, mais des estimations donnent des indications sur le prix de différentes options.

Le ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie (METI) a ainsi calculé en 2009 que l'arrêt immédiat de l'ensemble du parc nucléaire se traduirait par un recours aux centrales thermiques, qui augmenterait la facture énergétique du Japon de 3 160 milliards de yens (30,5 milliards d'euros) par an.

Le ministère de l'environnement a lui évalué le potentiel des énergies renouvelables. Dans une étude datant d'avril, il estime que le Japon pourrait générer 1 978 gigawatts (GW) d'électricité d'origine photovoltaïque, éolienne ou encore géothermique. De quoi se passer du nucléaire qui fournit 28 % de la production totale, qui s'est établie à 1 048 GW en 2009.

Intéressantes opportunités

Mais à quel prix ? Le ministère de l'environnement a calculé que, pour produire 1 kW d'électricité d'origine solaire, il faut débourser 597 000 yens (5 762 euros), uniquement pour la fabrication du système et sa mise en service, et 250 000 yens (2 413 euros) pour 1 kW d'origine éolienne.

A cela s'ajoutent les études de faisabilité -à 46,7 millions de yens (454 000 euros) pour une centrale éolienne d'une capacité de 20 MW-, l'entretien ou encore la distribution.

Actuellement, en tenant compte de tous ces éléments, le kilowattheure photovoltaïque revient à 42 yens (40 centimes d'euro) environ, celui d'origine éolienne autour de 20 yens, et celui généré par le nucléaire à 6 yens.

Outre le fait qu'une production de masse pourrait faire baisser les prix, le recours aux énergies renouvelables offre d'intéressantes opportunités.

Le gouvernement a lancé un vaste projet de construction de 600 éoliennes, dont 200 au large des côtes, dans le Tohoku, la région dévastée le 11 mars et le plus important "gisement" de vent du Japon.

 


 

Elles produiront 1 GW d'électricité par an. L'un des objectifs est de soutenir les entreprises japonaises du secteur, de favoriser l'innovation et, surtout, de lutter contre le chômage, les autorités ayant calculé que la fabrication d'une éolienne de 1 MW créait 15 emplois.

Dans le même temps, le maintien du nucléaire coûte, lui aussi, très cher. Certes le kilowattheure ne revient qu'à 6 yens, mais ce chiffre ne prend pas en compte la gestion des déchets et le démantèlement des réacteurs.

A ce sujet, le METI a calculé que le retraitement du combustible usagé, le recyclage des matières fissiles et la gestion des déchets coûteraient 19 000 milliards de yens (184 milliards d'euros) sur quatre-vingts ans.

Demeure le coût du démantèlement des réacteurs. Celui des réacteurs 1 et 2 de la centrale de Hamaoka, commencé en 2008, devrait dépasser 300 milliards de yens si le délai fixé à dix ans est respecté, ce qui est loin d'être garanti.

Quant aux conséquences de l'accident de la centrale de Fukushima, les derniers calculs les chiffrent pour l'instant à 4 990 milliards de yens (48 milliards d'euros).

 

Un article de Philippe Mesmer, publié par lemonde.fr

 

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Auteur : Philippe Mesmer

Source : www.lemonde.fr