Dépollution du mercure par des bactéries génétiquement modifiées - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/08/2011 à 01h24 par Kannie.


DÉPOLLUTION DU MERCURE PAR DES BACTÉRIES GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉES

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Dépollution du mercure par des bactéries génétiquement modifiées

 

Dans la lutte pour la dépollution, la mode est à la bioremédiation ! Des chercheurs portoricains ont réussi à modifier génétiquement des bactéries pour éliminer le mercure de sites pollués. Une technique efficace et peu coûteuse pour éliminer ce métal extrêmement toxique.

Après les algues dépolluantes de Fukushima, voici les bactéries antimercure ! Le principe est le même dans les deux cas : utiliser la capacité de fixation et d'accumulation du vivant pour extraire un polluant d'un milieu contaminé. Encore faut-il que les bactéries utilisées, de la souche Escherichia coli, survivent à la contamination.

Pour obtenir des troupes de choc efficaces et résistantes, les chercheurs de l'Inter American University de Porto Rico ont introduit deux gènes de souris dans l'ADN de ces micro-organismes. Chez le rongeur, ces gènes codent pour deux enzymes, la polyphosphate kinase et la métallothionéine, qui permettent une détoxification de l'organisme.

La métallothionéine est la plus efficace : la souche transgénique supporte des concentrations en mercure vingt-quatre fois supérieures à la dose mortelle pour celles non modifiées. Ainsi protégées, les bactéries ont pu capturer en cinq jours 80 % du mercure d'une eau polluée.

La technique paraît efficace, plus économique que les coûteux traitements utilisés jusqu'alors. Elle serait aussi sans danger car les micro-organismes sont confinés dans un réacteur où passe l'eau à nettoyer. Et selon Oscar Ruiz, coauteur de l'étude, il serait même possible de réutiliser le mercure récupéré pour un usage industriel !

Recyclage et dépollution, c'est le doublet gagnant de la bioremédiation dans la lutte contre ce toxique très dangereux, dont 6.000 tonnes sont rejetées chaque année dans la nature.

 

Cliché : Parfois les rejets sont accompagnés de mousse, comme ici pour l'usine Revico, en Charente. Mais la pollution la plus dangereuse, par exemple celle liée au mercure, est généralement invisible.

 

Un article de Jean-Emmanuel Rattinacannou, publié par Futura-Sciences

 


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Auteur : Jean-Emmanuel Rattinacannou

Source : www.futura-sciences.com