Dénonciation par Greenpeace de sortie illégale du bois exotique de la RDC retrouvé au port d'Anvers - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 22/02/2010 à 18h02 par Tanka.


DÉNONCIATION PAR GREENPEACE DE SORTIE ILLÉGALE DU BOIS EXOTIQUE DE LA RDC RETROUVÉ AU PORT D'ANVERS

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Dénonciation par Greenpeace de sortie illégale du bois exotique de la RDC retrouvé au port d'Anvers

La réglementation sur l'exploitation du bois précieux congolais à protéger continue d'être bafouée faute de contrôle de rigueur du secteur. En témoigne la récente dénonciation par les militants de Greenpeace du commerce sans transparence de ces ressources après découverte d'un important lot du très recherché bois noir (Wenge) au port d'Anvers en Belgique.

Des militants de Greenpeace ont dénoncé jeudi la présence de bois illégal dans le port d'Anvers (Belgique). Provenant des forêts tropicales anciennes situées en République démocratique du Congo, le bois concerné ( du « Wenge ») de valeur marchande estimée à 45.000 Euros aurait été abattu sans titre forestier valable. Il s'agirait d'un stock de quelque 50 m³ de grumes de wenge entreposé dans un dépôt au port d'Anvers et principalement destiné à la fabrication de matériaux d'aménagement (parquets, escaliers...) et de meubles pour un marché européen très demandeur. Ce bois a été abattu illégalement par la société Industrie de transformation du bois (ITB) dans la région du Lac Tumba, connue pour la richesse de sa biodiversité.

Malgré plusieurs dizaines de lois visant à rendre enfin transparente l'exploitation industrielle des forêts en RDC, le flou y règne toujours. Les entreprises exploitant les forêts extrêmement riches profitent des problèmes de gouvernance du pays tout en organisant leurs activités sans nullement en faire bénéficier les populations locales qui ne peuvent que constater la destruction de leurs ressources naturelles et se retrouvent victimes de nombreux conflits sociaux.

Cette découverte de bois abattu illégalement survient alors que le processus d'élaboration d'une future réglementation européenne sur le bois entame ses derniers mois. Pour Greenpeace, cette dernière doit imposer une traçabilité complète de la filière bois sur le sol européen, et prévoir de sanctionner les contrevenants.

La France peut et doit jouer un rôle clé dans l'adoption d'une loi « réellement à même de stopper le commerce de bois illégal en Europe », a fustigé Greenpeace. Car pour l'heure, rien n'empêche le wenge découvert à Anvers d'entrer sur le marché européen... Les forêts tropicales n'échappent pas à la menace des multinationales qui les exploitent. Un mouvement en développement vise à assurer leur reboisement continu sous contrôle gouvernemental.

Le FSC (Forest Stewardship Council) et le SFI (Sustainable Forestry Initiative), deux certifications internationales délivrées par des organisations indépendantes, garantissent aux acheteurs que le bois provient d'une forêt exploitée selon des critères écologiques et sociaux. Plus les architectes, les ébénistes et les grosses compagnies exigeront des bois écologiques, plus les multinationales se sentiront moralement obligées d'obtenir une certification. En Afrique, dans la catégorie des bois exotiques, on dénombre généralement des espèces tels que l'Acajou, le Bubinga, l'Iroko, le Padouk, le Sapele, le Wenge et le Zebrano.

Source : digitalcongo.net

Information recueillie par Tanka

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