De l'Europe à la Région, vers une nouvelle politique agricole commune - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 12/11/2009 à 17h24 par Michel95.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
De l'Europe à la Région, vers une nouvelle politique agricole commune

Information recueillie par Michel95

Les invités de Mediapart

La politique agricole commune est devenue folle.

Il faut la réorganiser en tissant de nouveaux liens entre l'Europe et les régions.

Par José Bové, député européen.

L'Union européenne a décidé de modifier radicalement sa politique agricole en 2013 ouvrant ainsi une période de doutes.

Les décisions qui seront prises auront un impact important pour l'emploi, les zones rurales, l'environnement ainsi que pour d'autres secteurs économiques comme le tourisme.

Le tournant pris en 1992 a été funeste.

La Commission européenne a transformé l'agriculture en monnaie d'échange pour obtenir des concessions pour l'industrie européenne et surtout pour les services comme les banques, les transports, les télécommunications, les assurances, la distribution ou le tourisme.

Cette décision a engendré la perte de centaines de milliers d'emplois agricoles et a provoqué une crise sociale grave.

Incapable de voir la réalité de la crise financière et économique, enfermée dans une idéologie dépassée, la Commission européenne, avec la complicité des États membres et en particulier de la France, libéralise le marché du lait.

La dégringolade des prix payés aux producteurs a été telle que des dizaines de milliers de paysans ne peuvent plus vivre de leur activité.

Sur chaque litre produit, ils perdent jusqu'à 10 cents d'euros!

Du sud-ouest de la France, à la Tchéquie, de la Wallonie au sud de l'Allemagne, des millions de litres ont été jetés dans les champs pour réveiller les politiques.

La réponse de l'Europe et de la France est pitoyable.

Se gardant bien de trouver une solution sur le long terme, les aides annoncées par Nicolas Sarkozy (prêts bonifiés, avances de trésoreries, reports de charge sociales) ne répondent pas à la revendication centrale : une rémunération juste et équitable à la hauteur du travail des paysannes et des paysans.

La grève du lait n'aura-t-elle donc servi à rien?

Elle aura en tout cas permis aux multinationales, qui voyaient les factures impayées s'accumuler chez les éleveurs, de récupérer leur argent.

Les profits de ces entreprises sont sauvés !

La PAC est devenue folle.

Pour autant, faut-il se débarrasser de la seule véritable politique européenne ?

Plus que jamais l'Europe doit conserver et renforcer cette volonté de construire un avenir agricole commun à tous ses états membres et à toutes ses régions.

L'objectif central de cette réforme est de nourrir nos concitoyens avec des produits de qualité sur le long terme.

Pour plus de 20 millions d'Européens, la question de savoir si l'on va manger à sa faim reste une réalité.

Les statistiques fiables en ce domaine ne sont pas légion et la FAO lorsqu'elle publie des chiffres de la faim dans le monde se garde bien de mettre son nez dans les affaires internes des puissants.

Les décisions prises à Bruxelles ne doivent pas découler des obligations prises à l'OMC.

Une rupture à ce niveau est donc indispensable et urgente.

En rééquilibrant ses productions entre les céréales et les protéagineux comme le soja, l'agriculture européenne assurera son autonomie et arrêtera d'être une nuisance sur les marchés internationaux.

Les régions ont un rôle à jouer.

Elles doivent appuyer concrètement les éleveurs de leurs départements pour renforcer l'autonomie des fermes.

Cette liaison entre l'élevage et les cultures est indispensable pour redonner une cohérence agronomique à notre production alimentaire.

Cela renforcera l'autonomie des éleveurs en réduisant leur vulnérabilité quand les cours des matières premières s'envolent sur les marchés mondiaux.

La demande des consommateurs pour des produits issus de l'agriculture biologique est en croissance constante.

L'Europe doit répondre à cette attente.

Pour convertir dans un premier temps 25 % de notre production, il est nécessaire de réformer en profondeur la recherche agronomique.

Elle était centrée depuis sa création sur le développement de l'agriculture industrielle.

Elle s'est focalisée ces quinze dernières années sur les biotechnologies et les OGM, refusés par une majorité des citoyens et des Etats membres. Ils doivent être interdits tant au niveau de nos cultures que de nos importations.

L'agriculture biologique moderne ne signifie pas un retour à des techniques ancestrales mais une nouvelle coopération entre les paysans et les chercheurs, à diffuser très rapidement dans l'enseignement professionnel.

Le rôle des paysans dans la préservation des semences végétales et des espèces animales doit être reconnu, ce qu'admet maintenant la FAO.

Ce développement de l'agriculture biologique doit se réaliser sans diminuer les exigences sociales et environnementales.

.../...

 

Pour lire la suite de cet article, cliquer sur "Lien utile"

 

........

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

........

 

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter Michel95
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr