De Copenhague à la poubelle de la cuisine, le XXIe siècle sera écolo ou ne sera pas - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 24/12/2009 à 11h05 par Tanka.


DE COPENHAGUE À LA POUBELLE DE LA CUISINE, LE XXIE SIÈCLE SERA ÉCOLO OU NE SERA PAS

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De Copenhague à  la poubelle de la cuisine, le XXIe siècle sera écolo ou ne sera pas

Information recueillie par Tanka

A Copenhague, une opinion publique mondiale est née autour des questions sur le climat. C'est tout un modèle de société qui évolue.

Copenhague accouche d'une souris. Et si l'on voulait pourtant y voir un signe d'espérance ? Un succès de cette conférence climat repose incontestablement sur l'émulation populaire et médiatique qu'elle a suscité pendant deux semaines. Le 21e siècle, n'en déplaise à Malraux, sera écolo ou ne sera pas. Une opinion publique mondiale est née dans la capitale Danoise pour dire ses espérances et ses exigences en matière d'un plus grand respect de l'environnement.

Mais comment en est-on arrivé là ? Comment la chose écologique s'est elle immiscée dans la conscience collective. On doit d'abord certainement y voir le travail en profondeur des associations et des ONG qui nous rappellent que l'écologie ne se résume pas à l'enjeu climatique. Elles étaient en force à Copenhague et s'imposent comme des relais d'opinions incontournables. Et puis il y a eu des événements plus symboliques. Al Gore et son film « Une vérité qui dérange » apparaît certainement comme un précurseur pédagogique de cette prise de conscience. Il a d'ailleurs partagé en 2007 le prix Nobel de la paix avec le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Le film a fait des petits. Le 6 juin dernier, les Français étaient 8 millions à regarder « Home », le film événement de Yann Arthus-Bertrand. Ils seront 16.01 % à voter pour la liste Europe-Ecologie le lendemain. « Le syndrome du Titanic » de Nicolas Hulot a fait moins d'entrée. Mais l'ancien aventurier des grands espaces a su virer sa cuti au point de peser sur la vie politique française. Son pacte écologique s'est largement invité dans la présidentielle de 2007.

En une décennie les Français ont appris à parler en équivalent carbone, à mesurer leur empreinte écologique mais aussi à se confronter à des accidents climatiques de plus en plus fréquents. La climatologie s'est littéralement imposée sur le devant de la scène jusqu'à proposer sa propre vision de l'humanité. Pour faire court : inventer une nouvelle forme de croissance économique pour éviter un emballement climatique. Car les scénarios catastrophes existent. Hollywood l'a bien compris qui, depuis un certain 11 septembre 2001, sait que la réalité dépasse largement l'imaginaire des scénaristes. Le film catastrophe est devenu climatique. Ambiance fin du monde. « 2012 », étant sans aucun doute le parangon cinématographique du genre.

Le nouvel éco-citoyen a mis une décennie à apprendre à trier ses déchets et à découvrir l'agriculture bio. En 2010, il passe forcément à l'étape supérieure. Il devra construire des maisons passives et devenir autonome dans sa production d'énergie. Autre différence symbolique. Le retour du vélo. Les Lyonnais ont parcouru 40 900 000 km à Vélo'V depuis son lancement en 2005. Alors bien sûr un long chemin reste à parcourir. Les déplacements à vélo ne représentent encore que 2 % des trajets quotidiens à Lyon... Et plus généralement chaque homo-sapiens-occidental est confronté à une certaine schizophrénie : être à la fois consommateur et citoyen responsable. Le citoyen est unanime pour légiférer après le Grenelle de l'environnement (2007) quand le contribuable, lui, est beaucoup plus circonspect à l'idée de payer une taxe carbone.

Fabrice Roussel

Source : leprogres.fr


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