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Cette actualité a été publiée le 11/06/2010 à 18h23 par Tanka.


DAVID SUZUKI MET EN GARDE STEPHEN HARPER

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David Suzuki met en garde Stephen Harper

David Suzuki a décidé de sonner l'alarme écologique devant le Cercle Canadien à Montréal où était réuni un parterre de plusieurs centaines de chefs d'entreprises. Habituée normalement à assister à des conférences présentées par des pairs, la communauté des affaires du Québec a reçu religieusement cette fois un message moins confortable. « Les conséquences des catastrophes écologiques sont mondiales. Pour les éviter, les gestionnaires de l'économie devront avoir un comportement responsable ».

Sans parler directement du désastre de la marée noire dans le golfe du Mexique, il a mis en garde le premier ministre Stephen Harper. « En tant que premier ministre, vous ne pouvez pas sacrifier la nature au nom des impératifs économiques comme vous l'avez fait pour les cibles de Kyoto, sinon la nature se vengera », a déclaré le célèbre scientifique environnementaliste canadien et président fondateur de la Fondation Suzuki, une organisation privée canadienne qui travaille à préserver l'environnement avec les gouvernements, les entreprises et les citoyens.

Comment a-t-il été possible de creuser à 1 500 mètres sous l'eau?

Karel Mayrand, adjoint de David Suzuki et directeur de la Fondation Suzuki au Québec, a enfoncé le clou. « Lorsque l'on voit ce qui se passe dans le golfe du Mexique, on est inquiet devant la perspective de forages dans le golfe du Saint-Laurent. Les conséquences d'une fuite seraient ici 8 fois plus importantes, parce que les surfaces sont plus petites ». La Fondation Suzuki entend appuyer la demande de moratoire qui va être présentée par le maire des Îles de la Madeleine.

Sur la question des forages dans le golfe du Mexique et des conséquences des fuites, la Fondation Suzuki se demande « comment a-t-il été possible de creuser à 1 500 mètres sous la mer sans savoir s'il serait possible de réparer une fuite éventuelle? La catastrophe du golfe du Mexique n'est pas seulement la conséquence d'une faute humaine des dirigeants de BP, mais plutôt la faillite d'un système, d'une absence de règles ». C'est ce qu'il veut éviter au Canada.

Il estime que les projets de forage à Terre-Neuve devraient faire l'objet d'un consensus entre les gouvernements. « Il est nécessaire que Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et le Québec travaillent avec le gouvernement fédéral pour protéger l'environnement et les ressources. Il serait inconcevable que Terre-Neuve puisse se permettre de faire cavalier seul ».

Sur les sables bitumineux

Parmi les grands sujets environnementaux, la Fondation Suzuki met aussi en garde l'industrie des sables bitumineux en Alberta : « Elle ne peut continuer à se développer sans calculer les impacts sur les gaz à effet de serre, sur l'eau, sur les forêts », déclare Karel Mayrand.

David Suzuki

- né en 1936 à Vancouver dans une famille d'origine japonaise

- docteur en zoologie de l'Université de Chicago (1961)

- généticien de renommée internationale et professeur émérite à l'Université de Vancouver (Institut de recherche sur le développement durable)

-Scientifique environnementaliste, communicateur et vulgarisateur à la télévision depuis plus de trente ans (CBC, PBS, Discovery Channel).Son émission la plus connue est The Nature of Things qu'il anime depuis 1979.

-Créateur il ya 20 ans de la Fondation qui porte son nom. Elle a vu le jour grâce à l'appui des ses auditeurs et téléspectateurs, pour mettre en oeuvre les valeurs pour lesquelles il combat.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

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Auteur : Gérard Samet

Source : argent.canoe.ca