Dans l'ombre des Jeux, les galères des Amérindiens - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 03/03/2010 à 18h29 par Tanka.


DANS L'OMBRE DES JEUX, LES GALÈRES DES AMÉRINDIENS

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Dans l'ombre des Jeux, les galères des Amérindiens

De la cérémonie d'ouverture à la cérémonie de clôture, les Amérindiens du Canada ont été des acteurs incontournables des JO de Vancouver. Surtout, pour la première fois, ils ont joué un véritable rôle dans l'organisation des Jeux. Quitte à passer sous silence l'étendue des difficultés qu'ils rencontrent partout à travers le Canada ?

"Premières nations." Si vous avez suivi un tant soit peu les JO de Vancouver, vous avez certainement entendu cette expression des dizaines de fois. C'est ainsi qu'on appelle aujourd'hui les amérindiens du Canada. Si ces peuples et leurs leaders ont eu une telle importance dans ces Jeux, c'est qu'ils se déroulés sur les territoires ancestraux de quatre de ces nations - les nations Lil'wat, Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh.

"C'est la première fois que des peuples autochtones sont impliqués tout au long de l'organisation des JO, dès l'étape de la candidature. On le doit à Jack Poole, le président du comité de candidature de Vancouver, qui lui aussi était amérindien, de la nation Métis. Il a tenu à ce qu'on reconnaisse nos droits sur ces territoires", explique Dallas Squire, de la Four Host First Nations Society, l'organisation qui représente ces quatre nations.

Avant Vancouver 2010, la Four Host First Nations Society n'existait pas. Elle a été créée en vue des Jeux, en 2004, avec deux objectifs: faire en sorte que les communautés amérindiennes, qui comptent parmi les plus pauvres et les plus vulnérables du Canada, bénéficient prioritairement des retombées des JO; mais aussi que leurs cultures et leurs traditions soient protégées et mises en valeur pendant toute la durée de l'événement, qu'elles ne soient pas réduites à un tableau pittoresque lors de la cérémonie d'ouverture.

"Une formidable occasion de faire découvrir nos cultures"

Pour s'en assurer, la Four Host First Nations Society a ouvert, le temps des Jeux, un Pavillon entièrement dédié aux cultures des amérindiens du Canada, "de tout le Canada et pas seulement des quatre Premières nations de la région de Vancouver", précise Wade Grant, directeur adjoint du Pavillon. "On voulait faire en sorte que chaque nation soit représentée en ses propres termes, que ce soit par de la danse, des chansons ou même des discours".

Chaque jour, l'immense dôme blanc qui abrite le Pavillon accueille donc un spectacle différent, consacré à une nation ou à une province canadienne en particulier. Et en fin d'après-midi, c'est un film sur aux cultures et l'histoire de ces peuples qui y est projeté.

"Ces Jeux olympiques sont une formidable occasion de faire découvrir nos cultures", explique Dallas Squire. "Parce que la plupart des Canadiens n'y sont que très peu exposés. S'ils veulent en apprendre plus sur le Premières nations, ils doivent aller dans les réserves, et c'est très compliqué aujourd'hui".

"Quand j'étais jeune, les autres habitants de Vancouver ne connaissaient même pas l'existence de ma communauté... Nous rendre visite ici, c'est un premier pas pour apprendre à nous connaître", ajoute Wade Grant. "Nous espérons qu'en rentrant chez eux, ils voudront en apprendre plus sur les Premières nations et surtout qu'à leur retour ils parleront de nous à leurs familles et à leurs amis".

Et sur ce point, la Four Host First Nations Society peut certainement se vanter d'avoir remporté son pari: le Pavillon a attiré des curieux à la pelle. 13 000 en moyenne chaque jour.

"Ne pas abandonner leur combat pour que tous les Amérindiens aient une vie meilleure"

Pourtant, de leur bref passage au Pavillon, ces curieux ne retiendront certainement que le souvenir pittoresque de danses et de chants traditionnels. Or, au Canada, les amérindiens sont parmi les populations les plus défavorisées, les premières victimes de la pauvreté, du chômage, des maladies, de l'alcoolisme ou encore de la toxicomanie, et leurs cultures ont été longtemps oubliées. Une réalité à peine effleurée au Pavillon, évoquée seulement par une photo, bombardée au milieu de dizaines d'autres dans le film projeté en fin d'après-midi.

Il fallait bien se plier aux exigences du gouvernement canadien, qui veut faire croire que tout se passe bien avec le Premières nations, avancent de nombreux opposants aux JO, qui se retrouvent d'ailleurs derrière le slogan "No Olympics on stolen native land" ("Pas de JO sur les terres volées aux Amérindiens", NDLR).

Source : lexpress.fr


Pour lire la suite de cet article, cliquer sur "Lien utile"

Information recueillie par Tanka

Pour en savoir plus sur la situation planétaire