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Curiosity s'est posé sur Mars (Nasa) - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 06/08/2012 à 22h11 par mich.

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Curiosity s'est posé sur Mars (Nasa)

 

Ce matin (7h31 heure de Paris, Terre), le robot mobile Curiosity s'est posé sur la planète Mars, annonce la Nasa.

C'est un succès important pour l'astrophysique et pour l'agence spatiale américaine qui veut faire de son programme d'exploration de Mars le point d'appui de sa relation avec l'opinion publique et les contribuables américains.

Le rover Curiosity s'est posé au pied de Mount Sharp, dans le cratère Gale situé tout près de l'équateur martien. Lors du tir de la sonde, la cible désignée à la sonde avait la forme d'une ellipse de 20 km sur 25 km. L'objectif de cette cible était de poser le rover assez près de la montagne, dont les couches géologiques sont l'objectif premier de la mission, à la recherche des traces de l'évolution très ancienne de la planète, à l'époque où de l'eau a pu y couler.

A droite, la première image envoyée par la sonde aux astronavigateurs du JPL (Jet propulsion laboratory), avec des moyens de communication limités, qui montre sa propre ombre sur le sol martien.

Assez près... mais assez loin pour éviter au rover un atterrissage trop dangereux dans une zone trop accidentée. Avec les bonnes nouvelles de la trajectoire de la sonde, et de nouvelles informations sur le site, les astronavigateurs ont pu réduire la cible à une ellipse de 20 km sur 7 seulement, et ainsi rapprocher le centre visé dans le cas d'un atterrissage idéal du pied du Mount Sharp. La course vers son objectif scientifique serait ainsi réduite pour le rover.

Curiosity représente une nouvelle étape dans l'exploration de la planète rouge par des robots mobiles. Il est en effet bien plus gros, plus puissant, et mieux équipé que ses prédécesseurs - le petit Sojourner en 1997, puis les jumeaux Spirit et Opportunity arrivés sur Mars en 2004.

Alimenté en électricité par un générateur de 4,8 kg de plutonium-238, lourd de 900 kg, culminant à deux mètres de haut, Curiosity à l'allure d'une petite voiture. Il doit rouler pendant deux ans minimum - à 200 mètres par jour - dans le désert martien, froid (entre -90°C et 0°C) et sec, du cratère Gale.

Sa mission, d'un coût total de 2,5 milliards de dollars: déterminer si cette région a connu des conditions favorables à l'apparition de la vie, en particulier de l'eau en abondance sous forme liquide. Grâce aux robots envoyés en orbite et sur la planète, l'histoire de Mars se révèle petit à petit.

Aujourd'hui, les sondes américaines Mars Odyssey (2001) et Mars Reconnaissance Orbiter (2006) fonctionnent toujours, ainsi que le petit rover Opportunity (170 kg) qui a déjà parcouru 34 kilomètres dans la plaine de Meridiani. La sonde Mars Express de l'Agence spatiale européenne observe toujours Mars, come en témoigne l'image de droite, qui montre le relief en fausse couleur du Mont Sharp récemment publiée par l'ESA. Les images en stéréo de Mars Express ont été utilisée par les astronavigateurs de la Nasa pour préciser le site d'atterissage de Curiosity.

Mais que sait-on aujourd'hui de l'histoire de Mars et de la possibilité qu'une évolution vers la vie ait pu s'y dérouler ? Les planétologues savent désormais que si Mars a connu des conditions favorables à une évolution chimique vers la vie (donc plus chaudes et humides que la Mars sèche et glaciale actuelle), c'est vraiment dans les périodes reculées de son histoire, il y a plus de 3,7 milliards d'années, lorsque des argiles repérées par l'instrument Omega de la sonde européenne Mars Express, puis par MRO se sont formées (Bethany L. Ehlmann et al., Nature, 3 novembre 2011).

 

 

Il est même probable que ces conditions ne furent réunies qu'avec des circulations d'eaux chaudes souterraines. Par la suite, si de l'eau a coulé à sa surface, formant les reliefs de types fluviatiles parfois de grandes dimensions, ce ne fut que lors d'épisodes assez brefs, provoqués par des activités volcaniques dégelant de la glace enfouie en masse dans le sol. Quant au vaste espace qui semblait avoir hébergé un immense océan, au nord de la planète, on sait désormais que cet épisode remonte à au moins 4 milliards d'années, et n'a duré au plus que 300 millions d'années.

Le site choisi dans le cratère de Gale, après un intense débat entre scientifiques, se situe au pied d'une pente intérieure du cratère (à gauche image des couches géologiques). Les ingénieurs ont promis aux scientifiques un atterrissage à 20 kilomètres près, permettant de viser un site précis et non une vaste surface pas trop dangereuse pour le rover.

Les images et les cartes geochimiques réalisées par les sondes en orbite ont montré à cet endroit précis des couches géologiques qui pourraient contenir des roches se formant en présence d'eau. On y trouve aussi la trace d'un écoulement d'eau en surface.

C'est avec un équipement scientifique dix fois plus massif que celui des rovers de 2004 que Curiosity va tenter de satisfaire les scientifiques - américains mais avec une participation française, russe et canadienne - qui les ont conçu. Du haut de son mat, pratiquement à la hauteur des yeux d'un être humain, il pourra filmer en couleur et en stéréo, prendre des photos d'éléments proches avec des détails aussi fins qu'un cheveux.

Caméras pour plans larges et microphotographies, spectromètres, chromatographes, bras robotisé pour forer le sol, récupérer des échantillons, les analyser après passage au four... Toute une panoplie d'instruments sera mise en oeuvre pour déterminer les compositions chimiques et isotopiques d'échantillons de sol, de roc et d'atmosphère.

Parmi eux, le ChemCam emporte les espoirs d'astrophysiciens de Toulouse (IRAP, CNRS). Doté d'un laser, il va tirer sur des rocs éloignés de 2 à 7 mètres, puis analyser le plasma ainsi formé afin d'en déterminer la composition chimique. Un autre instrument auquel participe l'Institut Pierre Simon Laplace recherchera les composés chimique au carbone et au méthane dans le sol et l'atmosphère.

(...)

 

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Auteur : sciences.blogs.liberation.fr

Source : sciences.blogs.liberation.fr

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