Création d'un nouveau blé tolérant au sel - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 13/03/2012 à 23h59 par Mich.


CRÉATION D'UN NOUVEAU BLÉ TOLÉRANT AU SEL

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Création d'un nouveau blé tolérant au sel

Essais de culture de blé dur en plein champ en Nouvelle Galles du Sud, réalisés par l'équipe de Matthew Gilliham de l'université d'Adélaïde, en Australie.

 

Cette découverte australienne permettra de lutter contre le fléau de la salinisation des sols.

La salinisation des sols affecte les rendements agricoles dans les zones arides ou semi-arides du globe. Ce phénomène causé par l'irrigation dans l'agriculture au moyen d'une eau trop riche en éléments minéraux solubles, comme le sodium, concerne environ 400 millions d'hectares de terres arables, principalement en Afrique et au Moyen-Orient.

Alors que la plupart des spécialistes s'accordent pour dire que les besoins alimentaires mondiaux devraient augmenter de 70 à 110% d'ici à 2050, en raison notamment de la croissance démographique, la lutte contre cette forme pernicieuse de dégradation des sols est une priorité absolue. En particulier dans les pays en développement déjà confrontés à une pénurie structurelle de denrées agricoles.

Dans ce contexte, la création par des chercheurs australiens, annoncée cette semaine dans la revue Nature Biotechnology, d'un blé dur (utilisé pour fabriquer des pâtes ou de la semoule) capable de résister à de fortes teneurs en sodium suscite de grands espoirs.

Les essais en plein champ, réalisés par l'équipe de Matthew Gilliham, de l'université d'Adélaïde (Australie), montrent en effet que cette nouvelle variété obtient des rendements supérieurs de 25% en zone salée, par rapport aux variétés actuellement commercialisées. Et que ce niveau de productivité reste élevé même dans les sols «normaux», à faible teneur en sodium.

Caractères favorables

Pour parvenir à ce beau résultat, les chercheurs australiens ont d'abord identifié un gène présent dans une variété ancestrale de blé (Triticum monococcum) qui permet de maintenir une faible teneur en sodium dans les feuilles et une croissance satisfaisante de la plante, y compris dans des sols très salins. Matthew Gilliham et ses collègues ont précisément montré que ce gène agit en éliminant le sodium pompé au niveau des racines avant qu'il ne soit transporté vers les parties aériennes.

Puis ils sont parvenus à croiser ce blé ancien avec une variété commerciale de blé dur (Triticum turgidum ssp durum) sensible à la salinisation. «Après des millénaires de croisement et d'hybridation, ces blés sont devenus polyploïdes, c'est-à-dire qu'ils possèdent dans leurs cellules plusieurs copies de leurs chromosomes, écrivent les auteurs.

Ce génome extrêmement complexe leur confère un grand nombre de caractères favorables mais leur en a fait perdre d'autres, comme la tolérance au sel.» La sensibilité au sel est d'ailleurs plus marquée pour le blé dur que pour le blé tendre (Triticum aestivum) qui sert à fabriquer le pain.

À noter que ce nouveau blé tolérant au sel, obtenu par sélection classique, n'est pas transgénique. Ce faisant, les généticiens australiens démontrent qu'il est possible de recourir à la biotechnologie pour puiser dans la diversité génétique des variétés sauvages sans recourir au génie génétique, tant décrié en Europe

 

Un article de Marc Mennessier, publié par lefigaro.fr

 

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Auteur : Marc Mennessier

Source : www.lefigaro.fr

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