Coup d'Etat au pays de l'uranium - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 19/02/2010 à 16h25 par Jacques.


COUP D'ETAT AU PAYS DE L'URANIUM

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Coup d'Etat au pays de l'uranium

Pays pauvre du Sahel, le Niger, où vient d'avoir lieu un coup d'Etat, recèle d'importantes réserves d'uranium, exploitées principalement par le français Areva.

Un coup d'Etat militaire a renversé le 18 février le gouvernement nigérien du président Mamadou Tandja. La constitution a été suspendue, le gouvernement « dissous » et le président « emmené » vers une destination inconnue. Un épisode de plus dans la vie d'un pays pauvre du sahel qui serait probablement passé inaperçu, si ne n'est la richesse en uranium du sous-sol du Niger.

Le Niger a été le troisième producteur mondial d'uranium en 2008 avec un peu plus de 3 032 tonnes. Au début des années 2000 le pays occupait la troisième place, mais sa production a stagné et de nouveaux pays, comme le Kazakhstan, sont montés en puissance pour approcher le numéro un, le Canada. Sur le plan des réserves, le Niger occupe le huitième rang mondial, avec environ 5 % des réserves disponibles d'uranium.

La présence d'uranium dans le pays a été découverte par des géologues du BRGM à la recherche du cuivre en 1957. Le CEA a pris le relais et l'indépendance du pays n'a pas ralenti les recherches, qui ont identifié plusieurs gisements d'envergure comme Imouraren ou Akouta. L'exploitation commerciale a été initiée dans les années 1970 par la Cogema. Aujourd 'hui, avec 2 500 salariés, Areva est le plus important employeur du pays.

Filiale d'Areva, la Cominak exploite depuis 1978 des gisements d'uranium profonds, dans le nord-ouest du Niger. La Cominak , (Compagnie Minière d'Akouta) est une coentreprise créée en 1974. Son capital est détenu à 34 % par Aeva, à 31 % par la Sopamin (Niger), à 25 % par le japonais OURD et à 10 % par l'espagnol ENUSA. Elle exploite la deuxième plus grande mine d'uranium d'Afrique et plus grande mine d'uranium souterraine au monde, selon Areva.

En 2008, la société a produit 1289 tonnes d'uranium métal sous forme de concentré pour un chiffre d'affaires de 100,6 millions d'euros. Les réserves du gisement sont, selon Areva, évaluées à vingt ans. L'autre site est exploité depuis 1971 par la SOMAIR, détenu à 36,6% par l'Etat nigérien. Exploité à ciel ouvert, la mine d'Arlit a produit 1 743 tonnes d'uranium en 2008.

En mai 2009, Anne Lauvergeon, la présidente d'Areva, a signé un accord avec le gouvernement pour le développement de la mine géante d'Imouraren. Le site, qui devrait entrer en production en 2013, recevra un investissement global de 1,2 milliard d'euros, ce qui lui permettra de produire 5 000 tonnes d'uranium par an. Une production qui lui permettrait d'occuper la deuxième place aujourd'hui, derrière McArthur River au Canada.

Les Français ne sont pas seuls à s'intéresser à l'uranium nigérien. Korea Electric Power a choisi de s'associer à Areva en prenant 10% du projet Imouraren. Les entreprises chinoises sont également bien présentes au Niger. China National Oil and Gas Development Exploration Corp a signé un contrat de 5 milliards de dollars pour l'exploration et l'exploitation des réserves pétrolières de la région de Diffa, qui comprend la construction d'une raffinerie et d'un pipeline.

LaChine et le Niger ont également des projets communs pour l'exploitation de l'uranium. Le Canada est le deuxième investisseur étranger, derrière la France. Le numéro un mondial de l'uranium, le canadien Cameco, vient de s'associer à GoviEx pour explorer le sous-sol nigérien.

Source : indices.usinenouvelle.com

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