Coton OGM : entre craintes et espoirs - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 14/01/2010 à 03h14 par Michel95.

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Coton OGM : entre craintes et espoirs

Information recueillie par Michel95

Courbé, Issa Millogo aide les femmes du village de Kofila, à une soixantaine de kilomètres de Bobo Dioulasso au sud-ouest du Burkina Faso, à ramasser le coton OGM.

La récolte touche à sa fin, il ne reste plus dans le champs que quelques touches de blanc, comme de petites fleurs onctueuses.

Les mains filant sur la tige pour enlever de son écrin la fibre douce, les femmes chantent et rient pour se donner du baume au coeur.

« Si cela avait été du coton conventionnel, les chenilles auraient pu ravager le champs.

Le coton OGM, c'est plus rassurant », lâche Issa Millogo, lorsqu'on lui demande de comparer l'ancien et le nouveau coton.

Il a été l'un des premiers à tester le coton génétiquement modifié, lorsqu'en 2007, les autorités sont venues le voir pour lui proposer de tester, sur un demi-hectare, cette nouvelle sorte de culture.

« Je ne l'ai traité qu'une seule fois avec des pesticides, au lieu de six fois, et il a mieux donné que le coton conventionnel », se souvient Issa.

Séduit par sa première expérience, il l'avait renouvelée la deuxième année, sur quatre hectares, et sans traitement.

« En semant tardivement, j'ai obtenu 5 tonnes.

Si cela avait été du coton conventionnel, je n'aurais même pas pu récolter », explique-t-il.

Cette année, Issa a semé ses 36 hectares en OGM.

OGM ou pas OGM ?

Issa a déjà tranché en faveur du nouveau coton, mais lui reproche son coût, presque 17 fois plus élevé que pour le coton traditionnel.

« Je ne peux pas vous dire que je ne vais pas faire de l'OGM.

Je suis un producteur de coton.

Mais la semence coûte trop cher.

Comme on s'est reposé, on doit dépenser plus ! », conclut-il.

Pour cette raison, Issa craint que les pluies ne lui fassent faux bond, qui l'obligeraient à resemer.

« Cette année, j'ai dû semer deux fois.

Si c'est comme ça tout le temps, cela ne peut pas marcher.

» A 27000 Francs CFA les 12 kilos de semence pour un hectare, la facture est salée.

Ces dernières années, avec la crise économique, le prix des intrants a augmenté, tandis que le prix de vente du coton ne cesse, lui, de diminuer.

« Si c'est trop cher, je vais diminuer la superficie », soupire Issa.

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Source : Aude LORRIAUX - Le Monde.fr

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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