Côtes-d'Armor : les algues vertes sous haute surveillance - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 05/08/2013 à 11h56 par kannie.


CÔTES-D'ARMOR : LES ALGUES VERTES SOUS HAUTE SURVEILLANCE

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Côtes-d'Armor : les algues vertes sous haute surveillance

A Plestin-les-Grèves (Côte-d'Armor),
si les algues vertes restaient pourrir sur la plage,
elles dégageraient de l'hydrogène sulfuré, mortel à certaines doses

 

Capteur d'hydrogène sulfuré dans une main, masque à gaz dans l'autre pour parer à tout problème si besoin était, Yves-Marie Le Lay, président de l'association Sauvegarde du Trégor, traque les émanations des algues vertes sur la Lieue de Grève, long ruban de sable allant de Plestin-les-Grèves (Côtes-d'Armor) à Saint-Michel-en-Grève.

Là même où cette pollution est apparue pour la première fois il y a plus de quarante ans.

Samedi, il a écrit au maire de Plestin pour l'informer de ses relevés : «Par 4 fois, mon détecteur de gaz a dépassé la mesure de 500 ppm (partie par million, l'unité de mesure de ce gaz), ce qui s'affiche par les signes 0.r à l'écran, sur la plage en bordure de la route des Carrières à Saint-Efflam et à l'embouchure du Yar... Je vous joins l'échelle des risques établie par l'Anses (NDLR : Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail).»

L'Agence a précisé les dangers liés à l'hydrogène sulfuré. Pour une exposition de plusieurs minutes à un taux de 500 ppm, elle souligne le risque de «coma, troubles cardiovasculaires (hypertension, tachycardie, trouble du rythme cardiaque, ischémie du myocarde)».

«Un affichage alertant de ce danger s'impose, estime Yves-Marie Le Lay, et de préférence la fermeture des plages en cause. Mais c'est vrai qu'en plein été, il ne faut pas inquiéter les touristes...»

(...)

 

 

«Le problème est que les engins ne peuvent agir dans les secteurs de rochers où le pourrissement va bon train, s'inquiète Yves-Marie Le Lay. A cause du printemps froid, la prolifération des algues a pris du retard. D'ordinaire en août, la quantité de nitrate rejetée en mer par les rivières chute, car il est absorbé par les plantes. Mais cet été, nous aurons droit à cette pollution bien plus longtemps et en plus grande quantité.»

La lutte pour la reconquête de la qualité de l'eau a déjà coûté près de 2 Mds€ et le plan Algues (qui se poursuit jusqu'en 2015) représente un budget de 136 M€. Objectif : en avoir fini avec les algues vertes en... 2027.

 

Un article de Yves Pouchard, publié par leparisien.fr et relayé par SOS-planete

 

 

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Auteur : Yves Pouchard

Source : www.leparisien.fr