Corne d'Afrique : plus que la sécheresse, le mal-développement est responsable - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 20/07/2011 à 12h04 par Kannie.


CORNE D'AFRIQUE : PLUS QUE LA SÉCHERESSE, LE MAL-DÉVELOPPEMENT EST RESPONSABLE

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Corne d'Afrique : plus que la sécheresse, le mal-développement est responsable

 

Si la sécheresse fait tant de victimes, c'est que cette région d'Afrique ne dispose pas d'infrastructures permettant de pallier de telles crises.

Jeffrey Sachs, un conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon, a dénoncé le "double effet du changement climatique et de l'extrême pauvreté qui retarde le développement".

La situation dans la corne d'Afrique, jugée "catastrophique" par le premier ministre britannique David Cameron, plonge dans une situation très critique plus de dix millions de personnes du Kenya à l'Erythrée, notamment à cause de la malnutrition.

L'Organisation des Nations Unies a déclaré une "situation d'urgence", ce qui correspond au degré en dessous de celui réellement qualifié de "famine".

Une région de réfugiés

La Somalie est plongée dans la guerre civile depuis 1991. On compte dans cet Etat 900.000 déplacés internes, dont 500.000 enfants de moins de cinq ans. 400.000 réfugiés sont précairement installés aux portes de la capitale Mogadiscio. La pauvreté provoque en effet un exil massif des campagnes.

Selon le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU, en juin 2011, 44.000 Somaliens ont rejoint le Kenya, qui accueille l'essentiel des réfugiés, notamment dans les trois camps déjà saturés de Dabaad dans le nord-ouest.

 


 

"Les nouveaux arrivants doivent s'installer dans des abris de fortune à la périphérie surpeuplée", explique John Agbor, responsable santé coordonnant l'aide en Somalie pour l'Unicef.

40 euros le sac de maïs

A l'origine de ces migrations, il y a la pauvreté. Uniquement 38 % des terres sont irriguées dans cette région de l'Afrique, et la récolte cette année dans les terres les plus riches a été de 50 % inférieure à la moyenne ordinaire, selon Action contre la Faim.

Le prix des denrées alimentaires a grimpé de 40 % en un an dans cette région. En Somalie, la hausse est de plus de 270 % : un sac de mais qui coûtait il y a deux ans cinq euros en coûte quarante aujourd'hui.

Jeffrey Sachs appelle donc les pays donateurs et les gouvernements des pays touchés à développer ces régions arides, peuplées essentiellement de nomades et souvent négligées par les autorités.

Les régimes en place n'aident pas au développement des infrastructures. En Somalie, les islamistes Chebab avaient contraint la plupart des humanitaires au départ il y a deux ans, en imposant des conditions de travail inacceptables, des taxes informelles et l'exclusion des femmes des programmes d'aide.
 

Un article publié par Le Nouvel Observateur

 

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Auteur : Le Nouvel Observateur

Source : prod-tempsreel.nouvelobs.com