Copenhague : un accord impossible ? - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 14/12/2009 à 17h43 par Tanka.


COPENHAGUE : UN ACCORD IMPOSSIBLE ?

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Copenhague : un accord impossible ?

Information recueillie par Tanka.

La première semaine de la conférence de Copenhague sur le climat s'achève sur un sentiment mêlé. Si de bonnes nouvelles ont relancé les négociations, l'étendue du travail à accomplir en moins d'une semaine fait peser le doute sur la conclusion d'un accord global et contraignant à Copenhague.

Deux annonces positives de la France et de l'Europe relancent les négociations

Tous les soirs à 18h, les ONG représentées à Copenhague décernent le prix du « fossil du jour » aux trois états qui freinent le plus les négociations. Très rarement, les ONG récompensent un état pour ses engagements positifs et ambitieux. Ce fût le cas hier de la France qui a reçu la plus haute récompense pour son engagement en faveur des recommandations proposées par les ONG sur la comptabilisation des crédits issus de projets forestiers.

L'autre bonne nouvelle est arrivée aujourd'hui de Bruxelles. Les chefs d'Etats européens se sont engagés à apporter 2,4 milliards d'euros par an sur 3 ans (soit 7,2 milliards d'euros sur la période 2010-2012) dans le cadre de l'aide à lutte contre les changements climatiques et à l'adaptation en faveur des pays en développement. Pendant la réunion, le président français Nicolas Sarkozy a appuyé la proposition du ministre de l'environnement Jean Louis Borloo de réduire de 30% les émissions françaises d'ici 2020. Toutefois, la bonne volonté française n'a pas trouvé d'écho auprès des autres chefs d'états européens.
Les engagements de réduction des pays en développement font débat

La journée a aussi été marquée par la publication d'un texte de 7 pages reprenant les éléments essentiels des négociations et qui servira de base de discussion aux ministres attendus cette semaine. Le texte reprend les recommandations scientifiques en engageant les pays développés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 25% à 40% d'ici à 2020 dans le but de maintenir le réchauffement climatique sous les 1,5°C ou 2°C. Pour atteindre cet objectif ambitieux, il est impératif que les pays développés revoient leurs copies et proposent de nouveaux chiffres la semaine prochaine.

Sur la table des négociations, les engagements de réduction des pays en développement font débat. Le texte propose un objectif de 15% à 30% d'ici 2020 très mal perçu par le G77+Chine qui rassemble 130 pays pauvres.

La première semaine de négociations s'achève ainsi en mi teinte. Si des avancées positives sont à noter, il reste encore beaucoup à faire et peu de temps. L'Europe s'étant prononcée aujourd'hui pour la signature d'un traité légalement contraignant avant le mois de Juin 2010, il est peu probable qu'un accord global contraignant voit le jour à Copenhague.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire