Copenhague serait un échec total? Pas si sûr! - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 27/12/2009 à 15h58 par Tanka.


COPENHAGUE SERAIT UN ÉCHEC TOTAL? PAS SI SÛR!

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Copenhague serait un échec total? Pas si sûr!

Information recueillie par Tanka

Nous avons tous lu des commentaires dramatisant le résultat péniblement atteint par la volonté d'une poignée d'États.

Ceux qui avaient annoncé cet échec - car il y en a eu et mieux vaut ne pas chercher leurs motivations - se confortent dans la valeur de leur prédiction.

Ceux qui ont travaillé à l'éveil des opinions publiques et ont fait des propositions aux politiques, attendaient la récompense de leurs efforts ô combien nécessaires. Il s'agit des associations et de certains gouvernements.

Et en France, on peut dire que M. Borloo, le ministre français de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer a mouillé sa chemise. Je ne suis pas sûr que son homologue canadien ait fait de même...

Alors, comme toujours, on désigne des coupables. Ça soulage et Obama trinque.

N'est-ce pas oublier un peu vite d'où il vient et de quelle situation il a hérité? Le régime politique des États-Unis n'est pas une dictature dont le chef édicterait les lois...

Il n'y a pas échec total. Les opinions publiques sont touchées et les décideurs sont face à leurs responsabilités de façon magistrale puisque la planète entière les tient sous son regard comme jamais.

Le Protocole de Kyoto prend fin en 2012. Il n'a pas été respecté, il n'y a pas eu de sanctions, mais il a servi de levier. Agir dans un contexte de mondialisation est un exercice nouveau, mais qui, jusqu'à présent, a été conduit avec des instruments anciens. Ceux qui voulaient un accord dans le cadre onusien constatent que les règles du jeu ne sont plus adaptées aux nécessités du nouveau siècle.

UNE VOLONTÉ EXISTE

Nous sommes en décembre 2009.

Il reste un an pour aboutir. En un an, beaucoup de lignes peuvent bouger.

En tout cas, une volonté existe, quelque part dans le monde. Il est impossible qu'elle n'ait pas d'effets. L'urgence du maintien de l'augmentation moyenne des températures à moins de 2 ºC est dans les consciences.

Et les élus pionniers qui ont lancé une offensive pour y aboutir concrètement dans leur sphère de décision montrent le chemin. Y compris et surtout aux États- Unis! Et la Chine n'est pas la dernière quoi qu'on dise. Quant à l'accord France-Brésil, il est prometteur.

Et puisque le cadre onusien a montré ses limites, réfléchir à une Organisation mondiale de l'environnement (OME), comme il y a une OMC pour le commerce, semble être une option qui gagne du terrain. Il faut du temps pour qu'une idée neuve s'installe. Jacques Chirac a déclaré en 2001: «(...) La France, fidèle à une tradition historique d'universalité que la mondialisation justifie chaque jour davantage, appelle à la création d'une organisation mondiale de l'environnement sur les modèles de l'Organisation mondiale de la santé ou de l'Organisation internationale du travail.»

C'était en 2001 et c'est dans mes chroniques de 2007 que j'ai défendu une idée du même genre.

«La France, représentée par le président de la République, qui achève son quinquennat, et ses deux grands voisins, l'Allemagne et le Royaume-Uni, ont lancé un appel le 3 février 2007 -l'Appel de Paris -, en faveur d'une «vaste mobilisation internationale contre la crise écologique et pour une croissance respectueuse de l'environnement».»

Concrètement, il s'agit de la création d'une Organisation des Nations unies pour l'environnement.

On ne pourra de toute évidence aboutir à un accord mondial que par étapes. Le sommet de Copenhague a été instructif. Peut-être que l'Europe montrera l'exemple d'un accord interne à ses États, puis la contagion fera son effet...

Hubert Reeves - Source : 2.canoe.com

Pour en savoir plus sur Copenhague

Pour en savoir plus sur la situation planétaire