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Cette actualité a été publiée le 06/12/2009 à 14h56 par Tanka.


COPENHAGUE MOBILISE DES MILLIERS D'EUROPÉENS

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Copenhague mobilise des milliers d'Européens

Information recueillie par Tanka.

Vague bleue à Londres, train spécial à Bruxelles, casseroles à Paris. Britanniques, Belges, Français et d'autres encore ont défendu, hier, l'environnement. Quant à Barack Obama, il viendra au sommet sur le climat le 18.

Changement de programme à trois jours de l'ouverture de la conférence sur le climat : Barack Obama participera, finalement, aux ultimes négociations de cette rencontre internationale, le 18. Le président américain devait initialement venir le 9. Les États-Unis se disent prêts à payer « leur juste part » du plan d'aide annuel de 7 milliards d'euros aux pays en développement pour les aider à lutter contre le réchauffement climatique.

Manifestations partout en Europe.

À Londres, « La vague bleue », rassemblement de plus de 20 000 manifestants organisé par la coalition Stop climate chaos (« Arrêtez le chaos climatique »), a déferlé dans les rues de la capitale britannique, hier après-midi, avant de gagner Glasgow, Dublin et Belfast. Ed Miliband, le ministre de l'Énergie, a défilé lui aussi : « Nous apportons non seulement à Copenhague l'engagement de réduire nos émissions de 34 % d'ici à 2020, mais également celuid'en faire davantage afin de rallier d'autres pays ¯ les États-Unis, la Chine, l'Australie, le Japon, tout le monde ¯ à un accord ambitieux ».

À Bruxelles, le « Climate express » a quitté la gare centrale dans la matinée. Ce train spécial, piloté par le chercheur Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du Giec (Groupement d'experts intergouvernemental sur le changement climatique), doit arriver au Danemark ce midi. À son bord, des négociateurs, des experts et militants écologistes français, belges et luxembourgeois. Ils ont préféré le chemin de fer à l'avion afin de respecter leurs principes. La rame a marqué un arrêt à Cologne pour embarquer les Allemands. À Bruxelles toujours, 15 000 manifestants ont réclamé, dans la bonne humeur et souvent en famille, un « accord ambitieux ». En turquoise et vert cette fois, au hasard des avenues du quartier européen, vide le samedi.

À Paris, casseroles, cannettes et maracas, tout était bon pour faire du bruit et demander à Nicolas Sarkozy des engagements forts en faveur du climat. Un millier de Parisiens a répondu à l'appel de « L'ultimatum climatique », une campagne de mobilisation citoyenne lancée par onze organisations non gouvernementales.

D'autres manifestations ont eu lieu à Stockholm, Berlin et dans une centaine de villes de France.

La Russie « partenaire très important ».

Dans des discussions de dernière minute, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, a rencontré, hier, à Moscou, le puissant vice-Premier ministre russe Igor Setchine. La Russie a revu à la hausse ¯ à 20 % d'ici à 2020 ¯ son objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. L'objectif est politique. Il s'agit de s'aligner sur l'Union européenne. Et de mettre ainsi la pression sur les pays industrialisés ou émergents, comme les États-Unis, l'Inde ou la Chine, qui sont très hésitants à se fixer des objectifs contraignants.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire