Copenhague. Les « petits pays » comptent beaucoup sur les « grands » - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 18/12/2009 à 08h28 par Tanka.


COPENHAGUE. LES « PETITS PAYS » COMPTENT BEAUCOUP SUR LES « GRANDS »

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Copenhague. Les « petits pays » comptent beaucoup sur les « grands »

Information recueillie par Tanka

Délégué de l'archipel de Tuvalu, dans le Pacifique, Taukiei Kitala pêche, depuis qu'il a 6 ans, pour faire vivre sa famille. L'avenir de ses deux enfants, âgés de 5 et 6 ans, est « incertain ». Le changement climatique est déjà une réalité pour les 10 000 habitants des neuf îles du Pacifique. Les coraux, où se réfugiaient les poissons, ont disparu. « Les pêcheurs doivent aller de plus en plus loin. » La mer monte, « les cultures sont souvent submergées ». Pour Taukiei Kitala, l'objectif de Copenhague est de maintenir le réchauffement « sous la barre des 1,5 °C ». Parce qu'au-dessus, « nous ne savons pas si notre terre sera toujours là ».

Représentant de la République démocratique du Congo, le Dr Trinto Mugangu soutient le droit de son pays à exploiter « durablement » ses forêts. « Elles appartiennent aux Congolais, comme la neige des Alpes aux Français », martèle-t-il. La RDC a décidé d'en protéger 15 %, ce qui est « un énorme effort ». L'exploitation du reste, selon lui, générera cinq milliards de dollars par an et un million d'emplois. « 80 % de la population vit avec moins d'un dollar par jour. » La destruction des forêts tropicales est responsable de 20 % des émissions de gaz à effet de serre.

Membre du parlement sami, John Petter Gintal, 40 ans, vit à Tromsø, au nord de la Norvège. Il appartient au peuple sami. Sa grand-mère élevait des rennes. Son père a opté pour la chasse et la pêche. « Nous sentons les changements climatiques dans notre corps », dit-il. L'hiver, les températures passent d'un extrême à l'autre. « La neige se transforme en eau, puis en glace, et recouvre les pâturages. » Les rennes sont affamés. La glace est moins solide sur les lacs. « Nous nous sommes toujours adaptés, maisles changements ne sont jamais allés à une telle vitesse. »

Déléguée du Pakistan, Rehanna Siddiqui enseigne à l'Institut de développement économique, à Islamabad. « Au cours des quinze dernières années, nous avons subi les onze années les plus chaudes depuis 1947 », dit-elle. « Les glaciers fondent et provoquent des inondations. Sur les côtes, la montée du niveau de la mer affecte les récoltes. » Les réserves en eau s'épuisent.

Le changement climatique pourrait bientôt coûter à son pays 7 à 8 % de son produit intérieur brut. Pour elle, il faut limiter le réchauffement à deux degrés, « ou nous ne pourrons pas survivre ».

Anne-Françoise HIVERT.

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