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Cette actualité a été publiée le 21/12/2009 à 16h53 par Tanka.


COPENHAGUE : LES GAGNANTS ET LES PERDANTS

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Copenhague : les gagnants et les perdants

Information recueillie par Tanka

Si personne n'a osé crier victoire, avec l'accord minimal obtenu à Copenhague, certains tirent leur épingle du jeu climatique pendant que d'autres vont payer le prix fort. Terra eco vous aide à compter les points.

Les gagnants

- Les scientifiques : L'accord de Copenhague donne raison aux travaux du Giec. Cette déclaration fige à 2 degrés la hausse maximum des températures moyennes à la surface du globe. Malheureusement, le texte ne fixe aucune échéance à cette limitation du réchauffement. Un vrai problème quand on sait que ces 2° de hausse des températures constitue l'un des scénarios les plus optimistes construits par les scientifiques.

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- Les lobbies : La fête peut continuer ! Plutôt discrets pendant l'ensemble de la Conférence, les industriels liés notamment au pétrole ou au charbon, rentrent chez eux avec la banane. Ils n'ont pas eu à se faire plus pressants pendant la négociation tant les dirigeants des pays les plus polluants (Chine, États-unis, Russie, Inde notamment) avaient intégré dans leurs positions ces arguments économiques. Transports aériens et maritimes eux aussi peuvent continuer leurs affaires sereinement.

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- La Chine et l'Inde : Pas de manifestation de joie, certes. Mais ces 15 jours à Copenhague ont célébré l'intransigeance de la Chine qui n'a pas voulu céder sur les contrôles des émissions de gaz à effet de serre sur son sol par des entités extérieures. Ces deux pays qui avaient placé leur croissance économique au premier rang de leurs priorités repartent satisfaits. L'accord n'est pas contraignant, Pékin et New Delhi, sans la ramener, s'en sortent bien.

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- Les Etats-Unis : Obama est reparti avec ce qu'il voulait : peu d'engagement et surtout pas de contrainte. Il va donc pouvoir se présenter décontracté devant son Sénat qu'il ne devrait pas froisser. Obama a en effet d'autres chats à fouetter comme l'épineux dossier de l'assurance maladie. Dernier arrivé à Copenhague, l'homme a semble-t-il mené les négociations comme il l'entendait bien aidé par Hillary Clinton et son négociateur Todd Stern. Barack Obama perd en revanche beaucoup de crédit ici en Europe notamment vis-à-vis de la société civile et des ONG qui avaient placé en lui beaucoup d'espoir, il y a seulement quelques mois.

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- Sarkozy : Le chef d'État français n'a pas tout perdu à Copenhague. Il devrait bénéficier d'un bon retour auprès de l'opinion publique hexagonale. Auteur d'un discours bien ficelé sur la forme jeudi lors de la Conférence, il a réussi avec l'aide du Brésil, à provoquer des réunions à huis clos dans la nuit suivante qui ont abouti à l'accord. Son style, impétueux et hors norme, a sans doute permis d'accélérer les choses, même si le résultat final (voir ci-dessous) n'est pas à la hauteur des espérances.

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Les perdants

- Les états insulaires : Une augmentation de la température de +2°C selon les scientifiques du Giec aura pour conséquence une montée du niveau des océans qui va directement menacer et forcer à migrer les populations de ces îles dont les terres seront largement submergées. Jusqu'au bout de la conférence de Copenhague, Tuvalu s'est énergiquement opposé au texte, exigeant un objectif maximum de +1,5°C. Ce qui n'a pas empêché les Maldives de supplier les pays du Sud du G77 de ne pas « faire sombrer l'accord ». Un texte qui, en l'état, ne reconnaît pas le statut des réfugiés climatiques.

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- Les anticapitalistes et les alters : Les leaders anticapitalistes, Evo Morales (Bolivie) ou Hugo Chavez (Vénézuela) en tête, ne sont parvenus à embarquer les pays du Sud - en dehors du Soudan et du Nicaragua - notamment les plus pauvres et vulnérables d'entre-eux, malgré leurs diatribes répétées contres les États-Unis. Côté manifestants, les activistes les plus radicaux - qui espéraient bloquer le déroulement de la conférence - ont échoué, et les alter-mondialistes n'ont pas mobilisé leurs troupes au niveau de ce qu'il avait réussi à faire contre l'OMC à Seattle il y a 10 ans ou à Gêne (Italie) en 2001. Mais l'accord à minima validé à Copenhague pourrait exacerber les opposants au prochain round de négociations, à Bonn ou Mexico.

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