Copenhague et dérèglement climatique généralisé : nous continuons à ne rien voir. - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 14/12/2009 à 20h41 par Tanka.


COPENHAGUE ET DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE GÉNÉRALISÉ : NOUS CONTINUONS À NE RIEN VOIR.

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Copenhague et dérèglement climatique généralisé : nous continuons à ne rien voir.

Information recueillie par Tanka.

"J'ai presque l'impression d'avancer sur un boulevard. La plage est très fréquentée. Pêcheurs, promeneurs, footballeurs. Au loin, nous apercevons les premières maisons de Rufisque. Les pieds dans l'eau. Comme des châteaux d'eau perdus dans le lointain.

Rufisque est l'une des premières villes coloniales. Ses habitants jouissaient d'un statut particulier, privilégier, tout comme ceux de Dakar ou Saint Louis. Tout le long de la plage, il y a des maisons de pêcheurs. Je passe devant une enfilade de « maisons fantômes », au milieu desquelles jouent des enfants en bas âge. Comme s'il s'agissait de maisons de poupées géantes. Les petites filles sont contentes. Parfois, il reste juste un mur debout, encore couvert de tapisserie.

Les pêcheurs ont dû abandonner ces maisons, car l'océan avait commencé à les engloutir, à les manger, à s'en nourrir. Il gagne en voracité. Chaque année, l'Atlantique gagne du terrain. Mange un nouveau morceau de côte. Emporte une nouvelle maison.

Du coup, les pêcheurs reconstruisent leurs maisons plus loin de la côte, plus à l'intérieur des terres.

L'érosion est favorisée par les « voleurs de sable ». Des charrettes à cheval et leur cocher qui viennent chercher nuitamment le sable des plages.

La ville de Dakar gagne chaque année en taille. Le secteur de la construction est glouton, toujours à la recherche de nouveau sable. Partout, de nouvelles maisons sont en voie d'achèvement dans les nouveaux quartiers de la capitale sénégalaise.

Utilisé pour la construction des maisons, il se vend à bon prix. Parfois, même, les “voleurs de sable” opèrent au grand jour. D'ailleurs, je vois une charrette au loin. Son conducteur s'est saisi d'une pelle. Il ramasse le sable, sans prendre la peine de se cacher. Il va d'ailleurs le vendre juste à côté à la cimenterie située près de Rufisque.

Réflexion

Le dérèglements climatique frappe durement nos pays, mais reste le parent pauvre de l'actualité: télévision et journaux lui consacrent la portion congrue de leurs commentaires.

Les grandes catastrophes écologiques sont au mieux signalées de temps en temps dans les journaux...étrangers!. Pourtant notre survie est liée à ces phénomènes météorologiques .

Les causes

le dioxyde de carbone ( CO2) est en partie responsable du réchauffement climatique. Nous pourrions replanter des arbres pour qu'ils absorbent le CO2 dont ils ont besoin pour se développer.

L'émission de ce gaz à effet de serre est de façon quasi certaine liées aux activités humaines, principalement par la production et la pollution des usines et élevages des principaux pays industriels. La conférence de Copenhague actuelle en discute. Aucun journal guinéen n'en parle, à notre connaissance. Vous pouvez lire sur Wikipedia:

"La conférence de Copenhague appelée COP 15 se tient du 7 au 18 décembre 2009. C'est la réunion annuelle des représentants des pays qui ont ratifié la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique. Conformément à la feuille de route adoptée lors de la COP 13 à Bali, elle devrait être l'occasion, pour les chefs d'État et de gouvernement, de renégocier un accord international sur le climat qui remplacera le Protocole de Kyoto qui doit prendre fin en 2012.

170 pays enverront des représentants de leur gouvernement.

Les scientifiques du monde entier[1] se sont rencontrés dès mars 2009, dans cette même capitale, pour mettre en commun les connaissances les plus récentes sur le changement climatique. Ils se sont montrés très alarmés sur l'état de la planète qui exige de prendre des mesures. « Les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d'augmenter fortement et le système climatique évolue d'ores et déjà en dehors des variations naturelles à l'intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites », a affirmé le comité scientifique de la conférence."

Vous le constatez tous: La sécheresse et le manque d'eau poussent à une immigration qui se heurte à des frontières étrangères de plus en plus hermétiques. L'océan continue d'engloutir les frêles embarcations des flots d'immigrants chassés par les aléas naturels et la mauvaise gouvernance. Les assassins politiques ne se sont jamais aussi bien portés en Afrique et dans les pays pauvres. La guerre de l'eau a déjà commencé en maints points de la planète. Le racisme flambe dans les "pays d'accueil" traditionnels.

Lisez attentivement le texte sur Rufisque, au Sénégal. La mer avance inexorablement et l'activité humaine l'accélère (voleurs de sable), au vu et au su de tous.

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