Contre la violence pratiquée contre les femmes - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 09/06/2013 à 22h22 par kannie.


CONTRE LA VIOLENCE PRATIQUÉE CONTRE LES FEMMES

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Contre la violence pratiquée contre les femmes

 

Assemblée des femmes de La Via Campesina : Regards au Féminin

Lídia, Waheba, Nandini, Ilona et Ana Paula sont des femmes paysannes du Paraguay, de Palestine, d'Inde, de Norvège et du Mozambique. Elles se sont rencontrées aujourd'hui, à l'occasion de la 6e Conférence des Femmes de la Via Campesina à Jakarta, Indonésie. Elles racontent la situation des femmes dans leurs pays respectifs.

Même si leurs expériences et réalités sont très différentes, ces femmes partagent une même lutte : la lutte pour les droits des femmes paysannes et pour la protection des femmes en tant que mères de la Souveraineté Alimentaire.

«Depuis les années 90, nous, les femmes paysannes, nous résistons à une grande offensive du libéralisme.»

Dans notre continent, les années 60, 70 et 80 ont été marquées par des dictatures dont la violence et la répression ont énormément touché les femmes. Ce sont précisément elles qui furent les principales mobilisatrices des luttes pour les processus démocratiques.

Et depuis les années 90, nous, les femmes paysannes, nous résistons à une grande offensive du libéralisme, surtout impulsé par des politiques propres à l'impérialisme américain.

Uniquement en marchant vers la suppression de la répression d'un genre sur l'autre, nous pourrons avancer vers une société plus juste et égalitaire. Il faut se battre contre le capitalisme et les transnationales pour continuer à faire avancer les acquis des femmes paysannes et afro-descendantes. Lídia Ruiz, Paraguay (Via Campesina, Amérique du Sud)
 

 

«En Palestine les femmes sont fortes et astucieuses. Elles se battent pour leur survie.»

La Palestine est un pays historique, très religieux et riche en antiquités. Nous avons un très bon climat, grâce auquel nous cultivons des olives, du blé, des fruits et des légumes de toutes sortes. Le peuple palestinien aime la terre et la liberté.

Mais actuellement le pays se trouve victime de l'occupation israélienne. Tous les jours nous vivons des affrontements armés à coup de bombes et de fusées ravageant nos parcelles, nos jardins et nos arbres.

Face à cette situation très grave, nous revendiquons notre droit à la souveraineté nationale en tant que peuple. En Palestine, les femmes sont fortes et astucieuses, puisque en général, elles ont un frère, un père, voire un enfant en prison, et alors elles s'occupent de garder les enfants, cultiver la terre et de se battre pour leur survie.

Notre mot d'ordre : Pour résoudre les problèmes dans le monde, nous devons travailler ensemble. Waheba Shamali, Palestine
 

 

«Les gouvernements ne font qu'appliquer des politiques archaïques, adoptant un point de vue purement masculin.»

En Norvège il n'y a pas beaucoup d'agriculteurs ou agricultrices. La majeure partie de la population part travailler dans les villes et les gouvernements importent des produits venant des pays pauvres.

Ce que nous voulons c'est produire de la nourriture en Norvège et réussir à créer la Souveraineté Alimentaire dans les autres pays européens également.

La violence n'est pas uniquement d'ordre physique ou sexuel. Une forme de violence très répandue est la violence psychologique et sociale qui existe dans nos foyers et notre entourage proche. Nous, les femmes, nous sommes écartées de toute prise de décision et les gouvernements ne font qu'appliquer des politiques archaïques, adoptant un point de vue purement masculin. Ilona Drivdal, Norvège (Coordination Européenne Via Campesina)
 

 

«Il faut éduquer les hommes pour qu'ils traitent les femmes comme des êtres humains !»

La violence envers les femmes en Inde commence dès le jour de leur naissance : dans les zones rurales un garçon est considéré comme actif, et une fille comme passive, car elle est considérée comme une charge, principalement à cause de l'obligation d'endosser les frais des mariages imposés.

Résultat : un taux élevé de ce que nous appelons un foeticide féminin ; les avortements sont décidés en fonction du sexe. Dans les zones rurales, les filles commencent à travailler à 6 ans et elles s'arrêtent à 66 ans.

La violence domestique est très répandue, à tel point que les femmes qui la supportent le plus gagnent le respect des autres. Tout ceci entraîne des problèmes de santé pour beaucoup de femmes en Inde. Non seulement il faut éduquer les femmes dans les campagnes, mais aussi, et surtout, les hommes pour qu'ils traitent les femmes comme des êtres humains ! Nandini Singagowda, Inde
 

 

«Au Mozambique, les femmes sont une monnaie d'échange.»

Au Mozambique, nous sommes éduquées à protéger les hommes et, alors que nous sommes celles qui produisent la nourriture, nous n'avons aucun pouvoir de décision. Il n'y a pas d'équilibre, ce sont les hommes qui occupent les espaces de pouvoir.

Nous nous marions très jeunes afin que nos parents aient plus d'argent, car ils en reçoivent quand nous partons avec nos maris. Nous sommes une monnaie d'échange, c'est pour ça que nous sommes toujours fatiguées.

Il faut que les femmes prennent conscience de l'importance de leur propre alphabétisation, afin d'être formées et éduquées et de trouver le courage de contester ce qui leur arrive. Ana Paula, Mozambique (Union nationale de paysans UNAC)
 

 

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Un article publié par viacampesina.orgviacampesina.org et relayé par SOS-planete

 

 

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Auteur : Equipe de communication de la Via campesina

Source : www.viacampesina.org