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Cette actualité a été publiée le 11/02/2011 à 19h49 par Tanka.


CONTINUER DE POLLUER LE LARGE BRETON ? PAS QUESTION !

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Continuer de polluer le large breton ? Pas question !

Face à l'envasement des ports bretons, il est, depuis fort longtemps, habituel de draguer les boues jusqu'au large. Une pratique qui présente de graves conséquences écologiques et contre laquelle luttent en ce moment même différentes associations. Petit tour d'horizon de ce problème qui concerne plusieurs bassins du littoral, en Bretagne.

Le rejet du dragage au large, ça consiste en quoi ?

Le dragage est une technique qui consiste à prélever les sédiments présents au fond des ports, sédiments qui se sont amassés au cours des années. Ces derniers sont ensuite rejetés au large...Or, différentes associations écologistes bretonnes se dressent aujourd'hui contre le rejet de ces matériaux, souvent pollués, en pleine mer. C'est notamment le cas du collectif d'associations environnementales qui refusent de voir les boues de l'ex-base de sous-marins de Lorient, draguées au large de Groix. Il est en effet question ici de transporter en pleine mer près de 150 000m3 de boue très certainement polluée !

Depuis le début des débats, le président de Cap L'Orient a réagi en demandant au laboratoire Idra Environnement d'effectuer des prélèvements afin d'analyser ces boues. Les résultats devraient tomber d'ici peu de temps...en espérant qu'ils influenceront réellement le Préfet à qui il appartient de prendre cette décision.

Quelles conséquences néfastes ?

Aujourd'hui, le problème que pose le rejet du dragage en mer est celui de la toxicité des sédiments. En effet, ces boues amassées dans les ports contiennent différents éléments non biodégradables. Des éléments toxiques et polluants, qui proviennent de notre activité, tels que ceux que charrient les rivières jusqu'à nos estuaires. C'est à dire des polluants des activités portuaires mais également ménagères et industrielles. Or, 40 millions de mètres cubes de vases sont dragués chaque année pour finir au large.

Les conséquences de ces rejets en mer sont diverses. Dans le Morbihan, l'analyse des coquillages montre une concentration de métaux lourds. Christian Garnier, vice-président de France Nature Environnement confiait à Ouest-France le 1er décembre dernier, que ces rejets entrainent « une stérilisation du milieu pendant des années ». Mais la présence de ces boues menance également des espèces animales telle que l'éponge carnivoire, une espèce portant protégée.

Ce qui pourrait être envisagé...

Pour les différentes associations qui se battent aujourd'hui dans le Morbihan, il existe un véritable cartel qui privilégie les accès maritimes à la sécurité sanitaire et la protection de l'environnement. Pour autant, ces associations ne demandent pas forcément l'arrêt total des rejets. Plus de transparence et l'arrêt de l'abandon de macro-déchets seraient déjà une avancée.

Jacky Bonnemains, qui fait partie de l'association Robin des Bois, expliquait à Ouest-France que tout sédiment contaminé doit être recyclé et valorisé. Les déchets pourraient notamment être traités sur terre. Une méthode ignorée car plus coûteuse que le rejet en pleine mer. Mais d'autres projets émergent dont le projet européen Setarms qui souhaiterait valoriser économiquement les déchets. Mais qui ne devrait pas proposer de vraies solutions avant 2013...

En attendant, les associations écologistes et les pêcheurs n'hésitent pas à faire appel à la justice.

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Auteur : greenzer.fr

Source : www.greenzer.fr