Confrontés au rejet des OGM, les multinationales de l'agroalimentaire souhaitent répandre les PGM - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 21/03/2010 à 23h02 par Jacques.


CONFRONTÉS AU REJET DES OGM, LES MULTINATIONALES DE L'AGROALIMENTAIRE SOUHAITENT RÉPANDRE LES PGM

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Confrontés au rejet des OGM, les multinationales de l'agroalimentaire souhaitent répandre les PGM

Face au refus des OGM par les consommateurs, les professionnels de l'agroalimentaire se tournent vers une nouvelle voie : les PGM ou Plantes Génétiquement Modifiées.

L'idée est simple : induire des mutations « bénéfiques » dans des semences par irradiation ou par exposition à des produits chimiques mutagènes. Un procédé pour le moins aléatoire aux conséquences mal connues.

Malgré des moyens importants, les grands groupes de l'agroalimentaire ne parviennent pas à imposer les OGM. Les européens en particulier font de la résistance ! Mais les industriels ont déjà trouvé une alternative pour l'alimentation : les Plantes Génétiquement Modifiées ou PGM.

Les mutations induites

Concrètement, il s'agit de modifier le patrimoine génétique d'un végétal sans introduire le moindre bout d'ADN issu d'un autre organisme comme dans le cas des OGM.

Il faut donc utiliser des solutions qui vont agir au coeur de l'ADN de la plante, pour transformer les gènes existants. On va donc utiliser des produits chimiques connus pour leurs effets mutagènes, ou irradier directement les semences...

Dans les deux cas, les scientifiques emploient alors des doses insuffisantes pour stériliser la graine, mais suffisantes pour induire les mutations. Une fois les semences exposées, on les met en culture dans des conditions spécifiques afin d'identifier de nouvelles caractéristiques intéressantes.

Le procédé est complètement aléatoire car cela induit des dizaines de mutations génomiques incontrôlées mais qui sont espérées bénéfiques et sans effets indésirables trop importants (ou trop visibles...).

Des mutations qui rapportent...

Comme pour les OGM, le but recherché est d'améliorer la productivité des plantes, leur aspect ou d'autres caractéristiques qui permettront d'augmenter la rentabilité.

De plus, l'intérêt final pour les industriels est de posséder des semences brevetées, qui pourront être vendues de manière exclusive. Certes, tout comme la FAO1 et l'AIEA2, les promoteurs du procédé parlent (encore !) de vaincre un jour la faim dans le monde...

Mais aujourd'hui, l'intérêt pour les consommateurs n'est pas leur première motivation, d'autant que le procédé risque d'appauvrir les qualités nutritionnelles des plantes, par son impact potentiel sur les processus de fabrication des protéines, vitamines... (quand les mutations ne risquent pas de provoquer l'apparition de composés toxiques !).

Autre avantage et non des moindres du procédé de mutations induites : échapper ainsi à la réglementation sur les OGM (car ici, on n'ajoute pas de matériel génétique extérieur).

De plus, la détection du traitement est impossible. Ainsi, inutile de suivre des réglementations contraignantes, aucune obligation d'étiquetage spécifique ou d'information du consommateur ! Seule inquiétude pour les producteurs : mettre en place des tests bons marchés pour vérifier que personne d'autre n'exploite les plantes brevetées.

Ne croyez pas que ces PGM soient encore dans les laboratoires : la FAO et l'AIEA ont déjà produit un orge qui pousse à 2000 mètres d'altitude ou un riz qui pousse dans l'eau salée...

Une petite suggestion aux professionnels de l'agroalimentaire afin d'assurer des débouchés aux PGM : les CGM pour consommateurs génétiquement modifiés.

Il suffirait d'irradier le public, en espérant qu'une mutation apparaisse et supprime toute opposition aux produits génétiquement modifiés (et même mieux tout sens critique).... Mais pour transformer l'homme en mouton, il va falloir modifier beaucoup de gènes...

Source : .lepost.fr

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