Conférence de Copenhague: des scientifiques réaffirment le rôle joué par l'homme - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 11/12/2009 à 09h45 par Tanka.


CONFÉRENCE DE COPENHAGUE: DES SCIENTIFIQUES RÉAFFIRMENT LE RÔLE JOUÉ PAR L'HOMME

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Conférence de Copenhague: des scientifiques réaffirment le rôle joué par l'homme

Information recueillie par Tanka.

Au quatrième jour de la conférence de Copenhague, 1700 membres de la communauté scientifique en Grande-Bretagne ont publié une déclaration dans laquelle ils réaffirment que l'homme est le principal responsable de l'effet de serre et du réchauffement de la planète.

A Copenhague même, le plus haut responsable de l'ONU sur le climat, Yvo de Boer, a fait état de «progrès» dans les négociations. Et à Bruxelles, les Vingt-Sept réunis en sommet devaient annoncer leur contribution financière pour aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique.

«L'Europe devrait prendre sa juste part» à l'effort, a déclaré le Premier ministre suédois Frederik Reinfelt, dont le pays exerce la présidence tournante de l'Union européenne. L'UE devait annoncer en fin de journée le montant qu'elle s'engage à offrir pour la période 2010-2012. La Grande-Bretagne s'est déjà engagée à verser quelque 900 millions d'euros et la Suède 800 millions d'euros.

A la conférence de l'ONU sur le climat de Copenhague, où les délégués de 192 pays sont réunis depuis lundi, le «Monsieur climat» des Nations unies, Yvo de Boer, se montrait plutôt optimiste. «Les gens commencent vraiment à se mettre au travail», a expliqué le secrétaire général de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). «Des progrès appréciables sont réalisés sur un certain nombre de sujets.»

M. de Boer a précisé que des ministres de l'Environnement allaient arriver ce week-end, plus tôt que prévu, pour porter les négociations à un niveau plus élevé, avant le sommet des chefs d'État et de gouvernement mercredi et jeudi prochains.

Le philanthrope milliardaire américain George Soros a jugé jeudi «insuffisant» le fonds de 10 milliards de dollars par an sur trois ans proposé par les nations riches pour aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique.

En visite à la conférence, il a suggéré de réorienter une partie des ressources du Fonds monétaire international (FMI) vers une nouvelle mission: financer des projets d'énergie verte et d'adaptation au changement climatique dans les pays en développement.

L'homme est responsable du réchauffement

Par ailleurs, plus de 1700 membres de la communauté scientifique en Grande-Bretagne ont publié une déclaration dans laquelle ils réaffirment que l'homme est le principal responsable de l'effet de serre et du réchauffement de la planète.

Les «climato-sceptiques» sont particulièrement actifs alors que se tient la conférence des Nations Unies sur le climat à Copenhague. Ils veulent voir dans des courriels de scientifiques piratés et publiés sur Internet la preuve d'une conspiration destinée à dissimuler les causes du changement climatique et la situation réelle du climat.

La plupart des scientiques estiment que ces courriels, piratés à l'Unité de recherche sur le climat (CRU) de l'Université d'East Anglia, n'amoindrissent en rien la portée et la valeur des résultats scientifiques démontrant l'impact de l'homme sur le climat.

Les scientifiques signataires de la déclaration publiée jeudi disent leur «entière confiance» dans les éléments d'observation et les travaux scientifiques arrivant à la conclusion que le réchauffement de la planète est «dû avant tout aux activités humaines».

Ils soulignent que cette conclusion découle de «décennies de recherches ardues et méticuleuses menées par des milliers de scientifiques du monde entier respectant les critères les plus élevés d'intégrité professionnelle», et que les recherches ont été publiées et vérifiées par leurs pairs, qui ont validé les éléments et la méthode scientifique.

Les signataires déclarent leur soutien aux conclusions du groupe d'experts sur le climat travaillant pour les Nations unies (le GIEC), selon lequel «le réchauffement du système climatique est sans équivoque», et «la plus grande partie de l'élévation des températures dans le monde depuis le milieu du XXe siècle est très probablement due à l'augmentation observée des concentrations de gaz à effet de serre dus à l'activité humaine».

Pour en savoir plus sur la situation planétaire