Compléments alimentaires: affaiblir la population pour vendre des médocs - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 23/11/2009 à 07h12 par Tanka.


COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES: AFFAIBLIR LA POPULATION POUR VENDRE DES MÉDOCS

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Compléments alimentaires: affaiblir la population pour vendre des médocs

Information recueillie par Tanka.

Un sujet fort intéressant bien que largement ignoré : la question des vitamines contenues dans l'alimentation. Derrière cette question qui semble anodine, il y a l'enjeu de la santé publique. Certains veulent limiter ces vitamines ou carrément les interdire en tant que compléments alimentaires, comme la FAO ou l'OMS, les autres affirment qu'on connaît parfaitement les doses à ne pas dépasser et qu'il n'y a pas lieu de leur faire la chasse. Sauf, peut-être, pour enrichir l'industrie pharmaceutique...

Alors qu'en 50 ans, beaucoup d'aliments, à cause de la course au rendement, ont perdu la moitié de leur valeur nutritionnelle, les normes en matière d'alimentation font que les quelques vitamines et nutriments qui restent encore sont voués à disparaître totalement ou presque. Un exemple parlant : la pomme de terre, qui a perdu la moitié de ses vitamines, de son fer et un quart de son calcium.

Aux Etats Unis, des études ont montré que ces dernières années, les aliments ont perdu au moins 10% de leur teneur en fer, zinc, calcium, sélénium etc. ce qui diminue l'apport nutritionnel par calorie consommé et favorise donc l'obésité et l'affaiblissement de l'organisme. De son côté, l'agriculture bio, avec des rendements moindres, produit des aliments qui contiennent 20% de certains minéraux en plus et 30% d'anti oxydants en plus. Dans certaines tomates biologiques, on a même deux fois plus de certains anti oxydants que pour les tomates « normales ».

Aujourd'hui encore, il est question de diminuer l'apport en nutriments au nom de la santé publique.

Ainsi, le sodium, par exemple, est dans la ligne de mire des autorités sanitaires canadiennes. En effet, le sodium est accusé de favoriser l'hypertension. Alors, au lieu d'interdire l'alcool ou le stress au travail, on a mis en place des groupes de travail censés étudier une limitation de la teneur en sodium des aliments pour que les canadiens en consomment moins.

En dehors de cela, certains éléments présents depuis peu dans l'alimentation, notamment les OGM, réduisent nos capacités à assimiler ces nutriments.

C'est le site du Dr Rath qui en parle cette fois, un médecin qui se bat pour qu'on reconnaisse les vertus des thérapies douces au lieu de miser sur le tout chimique. Evidemment, il est fort critiqué et caricaturé par l'industrie en question.

Là, il évoque un énième rapport (rapport Cochrane) qui reprend 67 études portant sur la question, et qui affirme que les vitamines anti oxydantes sont dangereuses. Ce type d'étude est dans la vague actuelle qui consiste à pointer les dangers des compléments alimentaires, quitte à exagérer.

Etrangement, parmi les centaines d'études disponibles (815 apparemment) les auteurs n'en ont retenu que 67 pour faire un bilan qui se veut affirmatif quant à la dangerosité des vitamines anti oxydantes.

C'est un groupe appelé Cochrane Collaboration, qui évidemment se réclame indépendant, et déclare avoir pour but d'informer sur les soins médicaux qui existent, qui a pondu ladite étude.

Parmi les griefs contre l'étude en question :

- dans ces 67 études, 47 portent sur des personnes atteintes de maladies comme Alzheimer, cancers, troubles cardiaques... et l'étude finale ne tient pas compte des causes de décès, qui sont automatiquement attribués aux vitamines. En outre, Rath explique que « Si un risque véritable de mortalité lié aux anti-oxydants avait existé pendant un essai, il aurait été arrêté. Mais aucune de ces études n'a été arrêtée et les auteurs omettent de donner cette information »

- dans un certain nombre d'études, les témoins ont pris des « nutriments testés », mais aussi des produits pharmaceutiques ou suppléments alimentaires non testés, ce qui implique des risques d'interférences des produits et fausse l'étude.

- les dosages de vitamines et les durées de traitement sont très différents d'une étude à l'autre.

- enfin, es auteurs eux-mêmes ont reconnu « quelques erreurs » dans le analyse d'études.

En 2003, aux Etats-Unis, on n'a identifié que quatre cas de décès liés aux suppléments de vitamines, dont deux sont sujets à caution. Mais, 70% des américains consomment des suppléments composés de vitamines au moins occasionnellement, et 40% régulièrement.

Mais, aucun de ces décès n'est lié au vitamines incriminées par le rapport (vitamines A et E, bêta carotène).

D'un autre côté, il semble qu'aux Etats-Unis, les effets secondaires liés aux médicaments sont la 4è ou la 6è cause de décès des personnes hospitalisées. En Suède, on considère que plus de 3% des décès sont liés aux effets secondaires des médicaments[1], ce qui en fait la 7è cause de mortalité.


Pour lire la suite de cet article, cliquer sur "Lien utile"

Pour en savoir plus sur la situation planétaire