COMMENT DEVENIR SON PROPRE PSYCHANALYSE - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/10/2009 à 22h04 par Jacques.


COMMENT DEVENIR SON PROPRE PSYCHANALYSE

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COMMENT DEVENIR SON PROPRE PSYCHANALYSE

Réflexion sélectionnée par Jacques

Changer le monde ? En commençant par soi-même :-)

Nous avons tous besoin d'une psychanalyse. C'est du moins l'opinion des psychiatres et psychologues, et de nos jours plus encore qu'autrefois, soit parce que nous sommes réellement névrosés, soit parce que nous croyons l'être. Seule une minorité de personnes, et bien plus par ignorance ou pour des raisons dues à leur milieu, peut résister au stress qu'impose la vie moderne.

Mais névrose ne signifie pas folie, c'est une façon de réagir face aux contretemps de la vie quotidienne, aux soucis, aux déceptions et aux souffrances qui marquent notre psychisme de diverses façons et se traduisent par des milliers de malaises qui tendent soigneusement à masquer leur origine.

Celui qui souffre de frustrations, d'angoisses, de craintes, de complexes, d'idées fixes, d'obsessions, d'inhibitions, de crises l'hystérie, n'est pas, comme on le croit trop souvent , complètement fou mais tout simplement névrosé, et on peut affirmer que nous le sommes tous dans une certaine mesure.

Nous savons combien il est difficile de nos jours de conserver notre calme et notre équilibre, sérieusement menacés par le monde extérieur actuel. Toutefois, il est possible d'y parvenir ou de retrouver paix et harmonie intérieures lorsque la névrose est déjà très avancée.

La clé permettant de trouver la solution à nos plus intimes conflits et souffrances réside dans la psychanalyse,qui veut dire analyse de l' esprit. La psychanalyse est une science difficile, car elle ne s' appuie pas sur des faits, mais sur des mots, des souvenirs, des gestes, des sensations, des émotions, des songes....C'est une science abstraite dans la mesure ou son champ d' observation ne possède pas la tangibilité d'une science exacte.

Les maladies du psychisme, quoique plus difficiles à diagnostiquer et à traiter , ne sont pas moins graves que celles du corps. Si nous comparons par exemple un complexe d'infériorité à un défaut physique, nous verrons qu'à la longue le complexe implique une souffrance bien plus grande que le défaut physique. les anomalies mentales provoquent un malaise continu qui conditionne la personnalité de l'être humain.

On pense à un aveugle, ou un invalide doté de la sérénité et d'une grande force de caractère sera plus heureux qu'un homme physiquement sain mais souffrant de complexes et de frustrations qui ne parviendra jamais à affronter les difficultés de la vie, ni à profiter des meilleurs moments.

La psychanalyse est donc une éducation permanent de libérer les énergies consommées par l'individu dans sa névrose et de les diriger vers ce qu'il souhaite réellement. La psychanalyse dévoile les causes de la névrose et en corrige les défauts.

L' oubli ne résout rien ! On ne peut dire que le secret du bonheur consiste à avoir mauvaise mémoire. Les souffrances et les traumatisme ne peuvent s'oublier, car ils laissent toujours une cicatrice indélébile dans notre inconscient, c'est pourquoi il faut s'armer de courage et les affronter directement.

Enfouir au plus profond de sa mémoire un fait désagréable ne le fait pas disparaître pour autant. L'illusion d'avoir oublie a, habituellement, des conséquences bien plus graves que le fait que l'on cherche à oublier. Ce fait ne disparaîtra pas, bien au contraire, il ressurgira plus tard monstrueusement transformé et méconnaissable.

Parallèlement à une souffrance concrète d'autres malaises plus ambigus, plus imprécis apparaîtront , tout comme un cancer, avec une infinité de ramifications qui se développent dans l'inconscient. Faut il consulter un psychanalyste et lui expliquer son passé ?

Non, certes. Il est évident que toutes les névroses n' exigent pas un traitement médical. En revanche, on doit affronter la réalité telle qu' elle se présente et apprendre à s'observer de l'intérieur. C'est ainsi que l'on améliorera son attitude face à la vie et face à ses proches. L'on augmente son rendement intellectuel qui est, bien souvent, inférieur à ce qu'il pourrait être, car on ne sait guère tirer parti de ses capacités intellectuelles.

La vie quotidienne , qui n'est que trop souvent une succession d'heures malheureuses semblera différente. Les problèmes qui minent la personne névrosée se résoudront peu à peu, lui redonnant le goût de la vie.