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Cette actualité a été publiée le 03/01/2012 à 21h25 par Kannie.


COMMENT ? DÉJÀ 2012 ?

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Comment ? Déjà 2012 ?

 

Comment ? Déjà 2012 ? Nous n'avons pas vu les jours défiler... 298 très précisément depuis le 11 mars 2011. A ce rythme, nous aurons l'impression de faire sauter dès demain le bouchon du premier anniversaire de la plus importante catastrophe nucléaire, non pas seulement depuis l'accident de Tchernobyl, mais bel et bien de tous les temps.

Avec 9 mois de recul, nous savons désormais que les rares points positifs de Tchernobyl se sont révélés parfaitement inappropriés pour éviter ou même prévoir l'accident de Fukushima.

Aucune leçon n'a été apprise. Les autorités se sont comportées de la même manière lente et déplorable, minimisant jour après jour des déclarations déjà parfaitement ridicules et lénifiantes de l'opérateur de la centrale.

Les réponses sanitaires ont été tardives et inappropriées. Le scandale des pastilles d'iode est significatif : seules 2 municipalités ont diffusé la consigne de prise d'iode préventif à temps.

Le monde moderne nous a ainsi présenté sa face la plus hideuse en 2011 : le monde politique rajoutant une couche de perversion au monde de l'entreprise industrielle déjà parfaitement malhonnête ; le monde financier a également farouchement défendu cette dernière, pourtant parfaitement indéfendable, aidé en cela par un monde scientifique corrompu.

Tous ont été parfaitement incapables de réagir et de se secouer pour enfin se désengluer de cette couche de crasse et d'obscurantisme qui faisait opportunément déclarer à Robert Oppenheimer le 16 juillet 1945 (1), le père maudit de la bombe, que l'atome était devenu, aidé par les scientifiques "le destructeur des mondes".

Les experts de tout crin ne se sont jamais tant disputés, multipliant les études contradictoires ou opportunistes, déclarant tout et son contraire, feignant de ne poursuivre que la recherche de la vérité et du factuel... Quelle hypocrisie !

A l'occasion de l'accident de Fukushima, les seuils de radioprotection -déjà bien peu protecteurs- ont été momentanément et opportunément relevés à des valeurs qui auraient du faire hurler ses spécialistes. Avez-vous entendu hurler ou même protester un seul thuriféraire de l'ALARA ? Moi pas...

Or, sur l'ensemble des plans cités plus haut, les dégâts induits seront probablement bien longs à se dissiper, tout comme les Becquerels échappés des entrailles du monstre.

Chaque niveau de responsabilité a été affecté et le sera encore dans l'avenir. Juste retour des choses : après avoir fait souffrir tant de monde, pourquoi les responsables de ce méga-fiasco nucléaire s'en tireraient-ils sans blessure ?

Après tant et tant de tripatouillages, de magouilles, d'erreurs, d'omissions, de mensonges avérés, oui, pourquoi de tels individus seraient-ils épargnés ? S'ils avaient dans leur coeur une once de la fierté, de la droiture et du courage dont faisaient preuve leurs ancêtres ils se seraient dirigés, comme un seul homme, droit vers l'océan brûlant pour ne plus en ressortir (2).

La vérité, l'affreuse vérité de cette catastrophe sera dévoilée peu à peu, dans l'espoir futile de diluer les responsabilités tout comme l'océan et l'atmosphère sont, disent-ils, les grands purificateurs de la radioactivité dégagée à cette occasion.

Hélas, même cette définition est une imposture : la radioactivité est ainsi faite que la main humaine ne peut ni la détruire, ni la dissoudre, ni la modérer en-dehors de la loi de décroissance radioactive "naturelle".

La loi de l'atome, si dure, si cruelle prouve pleinement son acuité et sa violence pourtant bien connus des experts : même diluée en-deçà des seuils, elle est juste "déconcentrée" mais en aucun cas inoffensive, car ces seuils sont eux-mêmes minimisés par les organismes chargés de les définir. (3)

Sur le terrain de la contamination, les effets de l'accident mettront probablement quelques années avant de se manifester dans toute leur acuité.

Il est fort probable que les organismes internationaux comme l'OMS, par trop lié au lobby nucléaire, ne passent, tout comme en Ukraine, une partie des effets de l'irradiation et de la contamination sous silence. Un silence radio très logique, en quelque sorte.

Le futur nucléaire ne sera que ce que nous en ferons : abstinence, modération ou poursuite de l'obscurantisme technologique qui mènera à coup sûr vers un nouvel accident quasiment programmé. Et si nous ne l'avons pas, nos enfants l'auront un jour.

La réponse n'est pas cachée dans le coeur des réacteurs, elle ne germera jamais dans le cerveau des scientifiques, elle se trouvera dans la réponse politique et sociétale à un problème trop grand pour rester confiné dans ces sphères d'influence somme toute ridiculement étroites et limitatives.

 

(1) Après l'explosion de la première bombe au plutonium "Trinity"

(2) Cf. Le Mont Fuji en rouge du maître Kurosawa

(3) L'ICPR aurait volontairement minimisé les effets des faibles doses de radiation pour des motifs politiques et économiques

 

Un article de gen4.fr

 

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Auteur : gen 4

Source : www.gen4.fr

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