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Cette actualité a été publiée le 07/05/2010 à 17h28 par Tanka.


COMBAT GÉANT CONTRE LA MARÉE NOIRE EN LOUSIANE

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Combat géant contre la marée noire en Lousiane

Pour tenter de dompter le geyser de pétrole qui déverse 800 000 litres de brut par jour au fond du golfe du Mexique, trois techniques sont mises en oeuvre en même temps. Récit d'un sauvetage titanesque et incertain.

C'est une opération sans précédent et une course contre la montre dans des conditions particulièrement extrêmes. Pour tenter de juguler la gigantesque marée noire qui menace chaque jour davantage les côtes du golfe du Mexique depuis l'accident de la plate-forme Deepwater Horizon, le 22 avril dernier, les équipes d'intervention sont impliquées comme jamais. Cette fois, les autorités fédérales américaines ne veulent pas risquer de se retrouver prises en défaut, comme après le passage de l'ouragan Katrina, en août 2005.

Malgré les vents violents et une mer agitée qui ont entravé les efforts et les tentatives des secours pour déverser des dispersants chimiques sur la nappe de pétrole, la mobilisation ne faiblit pas. Bien au contraire. Près de 200 bateaux ont été rassemblés aux abords de la nappe, des dizaines de kilomètres de barrages flottants ont été déployés et près de quatre millions de litres d'eau souillée et de pétrole ont déjà été récupérés.

100 prisonniers aux avant-postes

Partout, des volontaires affluent. Plus de 4 000 personnes, pêcheurs, pompiers, policiers et simples citoyens se sont présentés pour suivre une formation à la lutte contre la marée noire. Une centaine de détenus volontaires d'une prison de Louisiane vont être envoyés aux avant-postes. Partout où c'est possible, les gardes-côtes installent des stations de nettoyage pour les cargos remontant le Mississippi. Tout est fait pour éviter qu'ils n'apportent du pétrole dans une des voies navigables les plus empruntées au monde.

Les autorités doivent également ouvrir une seconde base aérienne pour faire décoller les avions chargés de répandre les produits chimiques dispersants sur la nappe qui souille les îlots du delta du Mississippi.

Urgence : stopper l'hémorragie

Alors que la pression de Washington ne cesse de s'accentuer, British Petroleum a déjà débloqué une enveloppe de 25 millions de dollars pour les Etats américains qui vont être touchés par cette marée noire, en précisant qu'il assumerait «tous les coûts nécessaires et appropriés de nettoyage». «Pour l'instant, l'urgence absolue est de stopper l'hémorragie, explique Robert Wine, porte-parole du géant pétrolier britannique. Pour cela, nous allons mettre en place, dès que possible, un système inédit à une aussi grande échelle.»

Sur le site du naufrage, à l'endroit précis où le pipeline sous-marin s'est rompu, entre la tête de puits et la plateforme, les équipes de BP, placées sous le commandement unifié des services de secours et des gardes-côtes, luttent en même temps sur trois fronts.

A 1 500 mètres sous la mer, à l'aide de huit robots sous-marins, dont les phares arrivent péniblement à percer l'obscurité, les experts injectent des produits dispersants dans les quelque 800 000 litres de pétrole brut qui se répandent chaque jour, avant même qu'ils ne rejoignent la surface. Un travail de haute précision dans un univers où la maîtrise de l'homme atteint ses limites, mais qui semble récompensé, selon les autorités, par «des résultats encourageants».

Parallèlement, BP a également commencé à percer un autre forage depuis une plate-forme voisine pour essayer de créer un canal de dérivation dans le gisement pétrolier, situé à une profondeur d'environ 4 000 mètres sous le fond de la mer. Un second puits qui permettrait de faire baisser la pression dans le puits principal et éventuellement de le boucher. «Les opérations devraient prendre trois mois, précise BP. Mais, à terme, elles seules devraient enrayer le processus.»

Le pétrole est très vite dispersé par les courants

Enfin, des cloches de confinement en acier, d'un poids de 70 tonnes, devraient être posées sur le pipeline arraché, au plus près de la fuite. Equipées de puissantes pompes reliées à un supertanker, elles pourraient juguler la pollution. Mais aucun de ces moyens ne permet pour l'instant d'éviter la marée noire qui menace de souiller l'écosystème unique au monde de la Louisiane et les côtes de Floride, du Mississippi et de l'Alabama. Car, selon un expert, «la fuite actuelle pose deux problèmes majeurs. Comme elle se situe à 1 500 mètres de profondeur, le pétrole est très vite dispersé par les courants de fond et de surface. Par ailleurs, le pétrole en question est très léger, ce qui accroît encore son étalement. »

Source : lefigaro.fr


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Information recueillie par Tanka

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