Colza : la mutagénèse est-elle l'OGM de demain ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 19/08/2013 à 14h24 par Jacky.


COLZA : LA MUTAGÉNÈSE EST-ELLE L'OGM DE DEMAIN ?

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Colza : la mutagénèse est-elle l'OGM de demain ?

 

La commercialisation de colzas mutés fait réagir les organisations écologistes. D'autres la considèrent comme une opportunité. Le débat est ouvert.

A quelques semaines des semis, la question des colzas mutés, tolérants aux substances herbicides existantes, refait surface. Cette tolérance permet aux céréaliers d'utiliser un désherbant associé, à appliquer en « post-levée », c'est-à-dire sur une culture et des adventices déjà développées. Ces variétés sont issues de la mutagénèse. Selon le dictionnaire, « il s'agit d'une production de mutation due à l'action d'agents physiques ou chimiques ».

Entre progrès technique et risque environnemental

Premier sujet de discorde entre les organisations pro et anti?: la qualification d'Organisme génétiquement modifié pour ce type de semence. « Pour nous, le gène a été manipulé et transformé avec de l'herbicide, il s'agit donc bien d'un OGM », explique Philippe Coutant, porte-parole de la Confédération paysanne de Poitou-Charentes. « Tout est très bien cadré par la recherche et la législation, nous leur faisons confiance », souligne de son côté, Denis Bergeron de la Fédération nationale des exploitants agricoles de la région.

Ces variétés de colzas ne sont pas inscrites au catalogue français des variétés. En revanche, elles sont répertoriées dans le catalogue européen qui autorise la mise sur le marché.

Prochainement, les agriculteurs auront donc la possibilité d'ensemencer leur parcelle avec. « Aujourd'hui, nous sommes exposés à des pertes de rendements. Ça me semble donc être un gros progrès technique. Le fait de désherber qu'une fois la culture levée limite les risques et l'utilisation de produits phytosanitaires », note Dominique Marchand, président de la Chambre d'agriculture de la Vienne. Une position que contestent les organisations écologiques en pointant du doigt les conséquences d'utilisation sur l'environnement.

La guerre des clans

 

 

« Nous sommes très inquiets. Il y a des risques de dissémination, d'accoutumance des adventices aux herbicides ou encore de conséquences sur les insectes pollinisateurs », annonce Philippe Coutant en se référant à l'étude réalisée par l'INRA et le CNRS*, en 2011. « On ne connaît pas réellement l'impact sur le long terme, c'est un peu comme jouer à l'apprenti sorcier?! ».

Certains considèrent cette avancée davantage comme une opportunité. « Il suffit de bien respecter l'utilisation ainsi que les délais de rotations des cultures pour limiter les résistances. Le but est d'équilibrer les contraintes économiques et environnementales », mentionne Denis Bergeron.

Aujourd'hui, il est difficile de connaître le volume de colzas mutés disponible et susceptible d'être ensemencé dans le département. Dans tous les cas, la guerre des clans n'a pas fini de faire parler d'elle.

L'étude de l'INRA et du CNRS a été réalisée à la demande des ministères en charge de l'Agriculture et de l'Écologie. Elle est disponible en ligne sur le site de l'INRA.

 

Un article de Camille Fayet, publié par lanouvellerepublique.fr et relayé par SOS-planete

 
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Auteur : Camille Fayet

Source : www.lanouvellerepublique.fr