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Cette actualité a été publiée le 13/09/2009 à 14h28 par Phil.


COBAYES. LE CRI D'ALARME DE BARDOT

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Cobayes. Le cri d'alarme de Bardot

Information reccueillie par Phil'

Est-ce sa place ? Bien sûr que non me direz-vous, à question idiote... réponse citoyenne : Faisons de l'expérimentation animale de l'histoire ancienne !

Plus de 90 % des substances chimiques en circulation depuis avant 1981 doivent subir dans les dix années à venir des tests pourdéterminer leur toxicité. Pour l'homme et pour l'environnement.

C'est l'application du programme européen « Reach » (« Enregistrement, évaluation, autorisation et restriction »).

Le problème, c'est que ces tests commandés par les industriels doivent obligatoirement être menés sur des animaux. L'enjeu est de mesurer la toxicité et l'écotoxicité de tous ces produits, la première pour ses effets sur l'homme, la deuxième pour ses effets sur tous les organismes de l'environnement.

Alors que la recherche utilise déjà chaque année plus de 12 millions de rongeurs et autres animaux dans les universités, les hôpitaux, les laboratoires, les écoles vétérinaires, dont plus de 2,3 millions seulement pour la France, la mise en application de Reach va grandement augmenter le recours à cette expérimentation. Le sacrifice pourrait dépasser les 50 millions d'animaux de laboratoire, d'après Thomas Hartung, un toxicologue dont les prévisions parues fin août dans la revue scientifique « Nature » alertent les militants de la cause animale.

« 54 millions ? ! Mais 10 millions d'animaux pour le programme Reach, ce serait déjà 10 de trop ! » déplore-t-on à la fondation Brigitte Bardot (lire son interview ci-dessous).

« Il y a une alternative, c'est la culture de cellules humaines », propose un des porte-parole de l'ancienne actrice pour qui les «années d'insouciance» (thème de l'exposition qui lui est consacrée cet automne à Boulogne-Billancourt) ont fait place aux années de combat.

Pour Eric Thybaud, à l'établissement public Inéris, on ne peut prévoir le nombre d'animaux utilisés pour Reach, mais la recherche travaille «pour une moindre utilisation des animaux», dont on ne peut néanmoins pas se passer.
26 établissements en haute-garonne

Par son ampleur, ce programme réactive le débat sur l'utilisation des animaux.

A l'école vétérinaire de Toulouse, Pierre-Louis Toutain approche le sujet prudemment, « C'est un sujet très sensible, prévient-il, mais je pense qu'on ne peut pas se passer des expérimentations...

Ce qui est sûr, c'est qu'elles sont aujourd'hui très encadrées, et que nous respectons une éthique : dans nos protocoles menés avec les chats par exemple, ils sont rendus et adoptés par des familles en partenariat avec une association ».

L'expérimentation ne laisse plus la place aux trafics qui ont marqué la fin des années 80 dans notre région.

Les directions des services vétérinaires délivrent les autorisations et veillent au bien-être animal... « Les locaux sont conçus et aménagés comme des 4 étoiles », a constaté Michel Toulze, chef de la protection des animaux pour la Haute-Garonne, département où 26 établissements publics ou privés mènent des expériences.

Le programme Reach fera encore parler de lui au chapitre économique puisqu'il pourrait approcher les 10 milliards d'€ supportés par l'industrie.

Mais il suscite d'ores et déjà une autre question. Qui testait jusqu'alors tous les produits chimiques mis en oeuvre dans les produits d'entretien, industriels ou agricoles avant 1981 ? Personne, ou plutôt tout le monde : animaux et humains, tous cobayes.

Des souris, des lapins...

Actuellement en France, l'expérimentation animale est obligatoire pour déterminer la toxicité des substances chimiques, des pesticides, des médicaments humains et vétérinaires.

Pour tester les substances chimiques et pesticides, les animaux le plus souvent utilisés sont les rongeurs, les rats, souris, cobayes; puis les lapins, poissons et/ou oiseaux. Pour les médicaments humains, les primates sont aussi utilisés, ainsi que les chiens (beagles en particulier;vivant en meute, on évite ainsi de les sociabiliser avec les hommes); pour les médicaments vétérinaires, en priorité les chiens, les primates, les chats, ces derniers en particulier pour la neurologie.

A 90%, ce sont les rongeurs qui sont utilisés pour l'expérimentation.

En cosmétologie, le recours à l'expérimentation est dorénavant interdit sur l'ensemble du territoire européen, toutefois...mais cela n'interdit pas d'expérimenter des substances sur la peau ( en dermatologie ).

Les Anglais furent les premiers à ne plus utiliser les animaux pour les produits cosmétiques, la marque Body Shop avait fait de cette éthique un argument publicitaire.

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