CO2 : des efforts inutiles - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 06/10/2011 à 16h00 par Kannie.


CO2 : DES EFFORTS INUTILES

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
CO2 : des efforts inutiles

 

Titre initial :
Les émissions anthropiques de CO2 des pays en développement rendent superfétatoires les efforts de limitation du phénomène

 

La Terre relargue naturellement d'immenses quantités de CO2, la vie et les lois physiques veulent qu'elle en absorbe également de larges portions. Ces phénomènes sont très mal quantifiés faute d'instrument de mesure (satellite) qui permettrait d'identifier et de quantifier les puits et les sources de CO2 sur le globe.

Nous n'avons donc accès qu'au bilan par les mesures de teneur en CO2 dans l'air et par des mesures localisées du pH des océans.

Par dessus ces phénomènes naturels largement dépendants des conditions climatiques générales, des variations inter-annuelles et de la variabilité régionale qui constituent la variabilité interne de phénomènes climatiques complexes, l'Homme par ses activités largement consommatrices d'énergie fossile et par son obsession existentielle de développement de terres cultivables mais aussi de ressources de bois au travers de massifs forestier vient ajouter un élément de complexité supplémentaire au phénomène (FIG.I).

 

 

En 2010 nous dit PBL.NL les émanations de CO2 dues à la combustion des réserves fossiles et à la production de ciment ont atteint dans les 33 milliards de tonnes de CO2 (en unité absconse des climatologues cela correspond, avec le rapport de masse molaire C/CO2 = 3/11, à 9 pétagrammes de carbone).

A ce phénomène viennent s'ajouter autour des 10 milliards de tonnes de CO2 liées aux activités agricoles, partiellement compensées par un puits de quelques 8 milliards de tonnes de CO2 correspondant au développement de nouvelles cultures et au reboisement.

Il faut donc estimer pour 2010 à 35 milliards de tonnes de CO2 larguées dans l'azur par les activités humaines... 5 tonnes par pingouin, aux approximations près des émissions chinoises.

Ces tonnes anthropiques de CO2 viennent annuellement se rajouter au bilan naturel des émissions et des disparitions de CO2 qui n'est pas connu.

 


 

L'image du seul sort des émissions anthropiques de la FIG.I est donc une vue déformée des phénomènes réels puisque la croissance annuelle du CO2 dans les océans et de celle dans l'atmosphère qui est la plus importante et la mieux mesurée, dépendent à la fois des deux phénomènes.

Une analyse des émissions de CO2 relatives aux combustions de ressources fossiles et à la production de ciment montre une large divergence des comportements entre les pays en voie de développement et les pays industrialisés (FIG.II).

Alors que les émissions de CO2 de ces derniers sont globalement stables autour des 15 milliards de tonnes, celles des pays en développement sont devenues majoritaires et connaissent une croissance continue de 900 millions de tonnes par an depuis 2002.

 

 

De telles données illustrent combien il est illusoire de vouloir stabiliser les émissions anthropiques mondiales de CO2 dans les années à venir.

Il faut donc juger les milliards de dollars ou d'euros consacrés à la réduction des combustions de ressources fossiles d'énergie dans les pays développés sous l'angle de la préservation de ces ressources et non pas de la quasi négligeable réduction des émissions de gaz carbonique.

Un exemple : ratiociner à perte de temps sur les biocarburants en invoquant la réduction ou l'accroissement des émissions de CO2 ne présente aucun intérêt, ce sont les économies en carburants fossiles qui sont le paramètre pour juger de la pertinence de cette activité.

Un autre exemple, l'enfouissement de quelques milliards de tonnes de CO2 n'aura de sens écologique et économique que s'il permet d'accroître le taux de récupération d'hydrocarbures (EOR) des puits de pétrole en voie d'épuisement.

Tout green-business n'a de sens que s'il est d'abord un business rentable et non subventionné (ou non défiscalisé). Il en est peu qui satisfassent pour l'instant à ces deux critères simples.

Taxer les émissions de CO2 ou la circulation des camions a autant de sens que de taxer les fenêtres ou la circulation du sel. C'est un faux-nez pour instaurer une taxe de plus qui va alimenter en précieux euros des administrations en charge du recouvrement de la taxe et dépenser de coûteux investissements pour traquer (tracking) les assujettis.

Ceci se traduira en France par un accroissement des prix des transports correspondant à un tiers environ du prix du carburant (12 centimes/km environ)... et donc à une nouvelle perte de compétitivité de notre économie.

Remarque : Un accroissement d'un tiers des prix à la pompe du gasoil aurait été beaucoup plus efficace que ce nouvel impôt débile ! En effet il aurait au moins incité les transporteurs à demander aux constructeurs des camions énergétiquement plus efficaces.

 

Un article publié par leblogenergie.com

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

........

 

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 





Auteur : Raymond Bonnaterre

Source : www.leblogenergie.com