Clonage animal - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 19/10/2010 à 21h26 par Jacques.


CLONAGE ANIMAL

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La Commission européenne a proposé mardi d'interdire pendant cinq ans le clonage animal destiné à l'alimentation humaine en Europe pour tenter de sauver les autres aliments de laboratoire.

"Il n'y a aucun besoin du clonage pour l'alimentation en Europe", a soutenu le commissaire à la santé John Dalli, qui souhaitait répondre aux inquiétudes des consommateurs.

Le Commissaire s'est dit préoccupé par la mauvaise image du clonage, car "il nuit aux nouveaux aliments et nous devons les dissocier si nous ne voulons pas avoir de problèmes", a-t-il expliqué.

La proposition vaut également pour les importations de clones et la vente de leur viande ou de leur lait.

Mais elle est temporaire et ne va pas aussi loin que le souhaitent les gouvernements et les députés européens.

Pour éviter à l'Europe une guerre commerciale avec les Etats Unis, où le clonage animal est très développé, John Dalli préconise en effet d'autoriser "sous surveillance" l'importation de la progéniture des clones, de leur viande, de leur sperme et de leurs embryons. "Le clone est un jumeau.

Mais sa descendance est naturelle. Elle ne suscite aucune réserve éthique et aucun problème de bien-être animal, comme le clonage", a-t-il soutenu. La partie n'est pas jouée, a-t-il reconnu.

UN MORATOIRE MOINS SEVÈRE QUE LES ETATS L'AURAIENT SOUHAITÉ

Les Etats souhaitent également interdire l'importation des premiers descendants des clones, ainsi que de leur sperme et de leurs embryons.

Les élus européens, eux, réclament "l'interdiction à titre préventif de toute commercialisation de viande ou de lait issus d'animaux clonés ou de leur descendance".

"Ce n'est pas proportionné", a jugé M. Dalli, qui se prépare à une dure bataille, similaire à celle pour les autorisations de culture des plantes génétiquement modifiées, autre type d'aliments nouveaux très controversé.

Sa proposition ne concerne pas le clonage pour la recherche, ni celui pour la préservation des espèces en danger.

Elle vise à apaiser les inquiétudes provoquées durant l'été par la vente au Royaume-Uni de viande d'animaux clonés. "La viande de clone ne se mange pas", a affirmé un de ses collaborateurs.

"Un animal cloné coûte entre 15 et 20000 dollars, il sert pour la recherche et n'a pas vocation a être découpé en steaks." Il n'en va pas de même des embryons et de la semence des animaux clonés.

La majorité des vaches laitières de l'UE sont issues de l'insémination artificielle, mais 98 % des semences utilisées proviennent de l'UE. 3 % seulement sont importées.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire
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N.O.M. : le Nouvel Ordre Mondial annoncé (dossier)





Auteur : Rédaction Le Monde

Source : www.lemonde.fr