Climat : un nouveau rapport tire la sonnette d'alarme - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 01/10/2009 à 12h30 par Tanka.


CLIMAT : UN NOUVEAU RAPPORT TIRE LA SONNETTE D'ALARME

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Climat : un nouveau rapport tire la sonnette d'alarme

Information recueillie par Tanka.

L'économiste sir Nicholas Stern propose dans son dernier rapport de «gérer le changement climatique en surmontant la pauvreté».

Le pessimisme était encore largement de mise lundi, à Bangkok - lors la reprise des négociations sur le climat - quant aux chances d'aboutir à un nouvel accord, en décembre prochain, à Copenhague. «Les négociations ralentissent, elles ne vont pas dans la bonne direction», déplorait en fin de semaine Fredrik Reinfeldt, le premier ministre suédois, à l'issue du G20 de Pittsburgh (États-Unis).

Pourtant, les pays émergents ont donné des signes encourageants. À la faveur du sommet climat qui s'est déroulé à l'ONU quelques jours auparavant, la Chine s'est en effet engagée à ce que ses émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d'azote...) décrochent «notablement» de son taux de croissance. Et l'Inde semble prête à emprunter une voie identique. Mais ces deux pays n'entendent pas sacrifier, sur l'autel du climat, leur croissance économique indispensable à leur développement.

Des avancées dont se félicite l'économiste sir Nicholas Stern. Après son célèbre rapport publié en 2006 sur l'impact économique du réchauffement climatique, il vient de rédiger un tout nouveau travail intitulé «Gérer le changement climatique en surmontant la pauvreté».

Quatre scénarios

Dans ce document, l'ancien directeur de la Banque mondiale estime que, si les pays développés et les pays émergents veulent maintenir la hausse des températures en deçà de 2 °C, (recommandation des scientifiques pour éviter de trop graves bouleversements climatiques) tout en poursuivant leur croissance économique et sans que cela se fasse au détriment des pays les plus pauvres, ils doivent réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre.

Sur quatre scénarios, qui s'appuient sur une croissance moyenne de 7 % pour la Chine et l'Inde, de 5 % pour le Brésil et l'Indonésie et de 2,5 % pour les États-Unis, l'Union européenne et le Japon, seul le plus sévère a des chances d'aboutir estime sir Stern. Il s'agit, pour tous ces pays de diviser par quatre, leur intensité en carbone, autrement dit la quantité de carbone générée par chaque point de croissance.

«Les pays développés en incluant l'Inde et la Chine doivent diminuer leurs émissions de telle façon que cela reste cohérent avec leurs ambitions de croissance économique et de lutte contre la pauvreté», précise l'économiste qui ajoute : «Ignorer les changements climatiques aboutirait à l'émergence d'un environnement hostile au développement et à la lutte contre la pauvreté, mais essayer de faire face au changement climatique en entravant la croissance économique des trente ans qui viennent nuirait dramatiquement à la coopération entre pays développés et pays en voie de développement.»