Climat : "matrix revolutions" pour l'avenir de la planète ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 30/03/2010 à 21h40 par frederic.


CLIMAT : "MATRIX REVOLUTIONS" POUR L'AVENIR DE LA PLANÈTE ?

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Climat : "matrix revolutions" pour l'avenir de la planète ?

HadGEM2-ES est le nom donné à la matrice la plus sophistiquée du moment, modélisant le climat de la planète et l'évolution du changement climatique.

Le GIEC utilisera bientôt ce nouveau modèle afin de diagnostiquer l'état du réchauffement climatique.

Connaissez-vous le nom de code HadGEM2-ES ?

Un nouveau volet de Matrix, me direz-vous...Et, non ! Quoi que...on y est presque.

HadGEM2-ES est le nom secret donné au plus abouti des modèles de réchauffement climatique, voulant « simplement » dire Hadley Centre Global Environmental Model, version deux, Earth-System. L'avenir de la planète se situe-t-il dans cette nouvelle matrice ?

Les bâtiments du Ministère de la Défense Britannique cachent le meilleur « voyant» du réchauffement climatique : un logiciel hyper-sophistiqué qui modélise, avec une précision encore jamais atteinte, les variations potentielles du climat de la planète.

HadGEM2-ES, avec ses 1 million de codes informatiques cachés dans 27 grosses boites noires, représente le plus grand défi informatique de ces prochains mois.

Simulant les variations de températures jusqu'à 2100, le logiciel permettra au GIEC d'établir son prochain rapport prévu pour 2013 et consacré aux bases physiques du changement climatique.

Après 4 années de travail, HadGEM2-ES inclut les éléments physiques, les contraintes de l'air et de la lumière, les mouvements de l'eau, la chimie atmosphérique, les forêts qui dépérissent, ainsi que les réactions de la chaîne alimentaire dans les océans en fonction de l'acidité.

Ce nouveau modèle du climat donne de l'espoir pour une compréhension plus réaliste du phénomène de réchauffement climatique.

Cependant, avec une série d'équations complexes sensées représenter les différents points du globe, la paramétrisation introduit des possibilités d'erreurs importantes et aléatoires.

Une seule donnée incohérente peut faire défaillir le système. Les scientifiques ont déjà déjoué un de ces pièges : dans les régions arides, l'importance de la végétation qui maintien le sol en place n'a pas été assez bien interprétée. Résultat, le niveau de poussières dans l'air était 3 fois supérieur dans le modèle que dans la réalité. Cette « erreur » avait des répercussions virtuelles sur la fertilisation des océans et la prolifération du phytoplancton.

Les scientifiques, même s'ils sont fiers de pouvoir pousser la technologie au maximum, n'ont pas une entière confiance dans un seul scénario, provenant d'un seul modèle.

Pour prévoir au mieux l'avenir, le GIEC s'appuiera sur diverses projections climatiques et envisagera plusieurs scénarios possibles. L'ambition est, toujours, d'améliorer le système pour se rapprocher au mieux de la vérité, même si un niveau de détail échappera toujours aux divers modèles...ainsi qu'une part d'exactitude !

Source : greenzer.fr

Information recueillie par Frédéric

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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