Climat : l'Académie confirme l'impact de l'activité humaine - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 29/10/2010 à 13h10 par Tanka.


CLIMAT : L'ACADÉMIE CONFIRME L'IMPACT DE L'ACTIVITÉ HUMAINE

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Climat : l'Académie confirme l'impact de l'activité humaine

Même si des incertitudes demeurent, la hausse du CO2 est la principale cause du réchauffement.

Les conclusions de l'Académie des sciences sont claires, nettes et précises: «Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, plusieurs indicateurs indépendants montrent sans ambiguïté un réchauffement climatique, modulé dans le temps.» Et le texte ajoute: cette augmentation de température a pour cause principale la hausse de la concentration de CO2 dans l'atmosphère, elle-même due «incontestablement» à l'activité humaine. «Les fluctuations de l'activité du soleil ces quarante dernières années ne peuvent être un facteur dominant», précise-t-il enfin.

En remettant ces conclusions jeudi matin à la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, l'Académie des sciences va peut-être réussir à donner un coup d'arrêt aux débats particulièrement houleux qui ont opposé, au printemps dernier, plusieurs centaines de chercheurs travaillant sur le climat à quelques climatosceptiques dont Claude Allègre, l'ancien ministre de l'Éducation. Celui-ci venait de publier un livre au titre évocateur, L'Imposture climatique , dans lequel il mettait notamment en cause les travaux du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat) en dénonçant une mobilisation planétaire «autour d'un mythe sans fondement».

Six cents scientifiques avaient signé une pétition conduisant Valérie Pécresse à solliciter l'Académie pour qu'elle organise un «débat approfondi» afin d'«établir l'état actuel des connaissances scientifiques sur le changement climatique».

«Le droit d'évoluer»

Après des contributions écrites et une journée de débat faisant intervenir plus d'une vingtaine d'experts étrangers qui s'est tenu à huis clos le 20 septembre dernier, quai Conti, à Paris, les académiciens ont donc adopté, mercredi soir, le rapport piloté par Jean-Loup Puget, délégué de la section des sciences de l'univers, et René Blanchet, président du groupe climat du comité de l'environnement.

Un rapport signé par Claude Allègre, ce qui a fait dire à Jean Salençon, le président de l'Académie des sciences, que l'ancien ministre «a le droit d'évoluer». «Je dis toujours la même chose, a immédiatement rétorqué l'intéressé. Je n'ai jamais dit que le CO2 ne jouait aucun rôle, je dis que l'importance du CO2 n'est pas prouvée.»

Le document quoi qu'il en soit ne s'arrête pas aux seules évidences du réchauffement. Il s'étend également longuement sur plusieurs autres points et sur les incertitudes qui peuvent les accompagner. Il en va ainsi de la nécessité d'avoir recours à des modèles climatiques pour comprendre le système et «aux tests permettant de les valider».

L'Académie entérine la pertinence de projections de l'évolution du climat à trente ou cinquante ans. «Ces projections sont particulièrement utiles pour répondre aux préoccupations sociétales actuelles, aggravées par l'accroissement prévisible des populations.» Mais elle rappelle également que «l'évaluation des incertitudes est au coeur des débats».

«Pacifier le débat»

Si les résultats de tous les modèles qui tournent dans le monde sont relativement homogènes sur l'impact du CO2 et des effets de la vapeur d'eau, «les écarts sont importants sur le rôle des nuages», explique Jean-Loup Puget. «L'évolution de la nébulosité reste unanimement reconnue comme la partie la plus incertaine. Les nuages exercent deux effets antagonistes: un effet parasol, renvoyant le flux solaire vers l'espace, et un effet de serre», souligne le rapport.

Des incertitudes importantes demeurent également sur «l'évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan-atmosphère, l'évolution de la biosphère et la dynamique du cycle du carbone». Pour Claude Allègre, «ce texte est un compromis, mais il est satisfaisant, parce que l'incertitude dans la connaissance qu'on a du climat y figure explicitement», assure-t-il. Vincent Courtillot, directeur de l'Institut de géophysique du globe et climatosceptique revendiqué, espère que ce rapport «va pacifier le débat».

De leur côté, deux des grands spécialistes français des sciences du climat, Jean Jouzel et Hervé LeTreut, se déclaraient également plutôt satisfaits du résultat. «C'est un document qui réaffirme clairement les grandes conclusions du Giec», précise le premier, colauréat du prix Nobel de la paix 2007 et vice-président du Groupe d'experts.

«Le plus important, c'est que cela montre que les scientifiques qui ont été attaqués ont des méthodes de travail dignes de confiance», assure de son côté Hervé LeTreut, membre de l'Académie et spécialiste des modèles climatiques. «Il n'y a pas de débat entre les scientifiques et la société sans confiance. J'espère que ce rapport y contribuera», ajoute-t-il...

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Auteur : Marielle Court

Source : www.lefigaro.fr