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Cette actualité a été publiée le 18/12/2009 à 11h16 par Tanka.


CLIMAT : COPENHAGUE BALANCE ENTRE CATASTROPHE ET COMPROMIS

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Climat : Copenhague balance entre catastrophe et compromis

Information recueillie par Tanka

Officiellement, la conférence sur le climat de Copenhague ne peut pas conduire à un échec, mais en coulisses, diplomates et experts envisagent déjà les conséquences politiques de l'éventuel fiasco d'un sommet réunissant aujourd'hui les deux tiers des dirigeants de la planète.

Le gros problème de cette conférence de l'ONU sur le climat est qu'elle met en compétition les intérêts nationaux et l'intérêt général planétaire. La pression est d'autant plus grande sur les négociateurs de Copenhague, que les populations, aux quatre coins du monde, sont de plus en plus sensibles aux mises en garde des scientifiques concernant les effets du réchauffement climatique. « Nous ne pouvons changer la science, alors changeons de politique! Et si nous ne pouvons changer de politique, alors changeons d'hommes politiques! », a lancé, devant une foule de 30000 manifestants le directeur de Greenpeace, Kumi Naidoo. Les 4 scenarios possibles à l'issue d'une journée qui voudrait être historique.

Scénario 1 : la réussite, les engagements répondent aux espoirs

L'utopie? C'est Nicolas Sarkozy lui-même qui en trace les contours : « Le succès passe par un accord de tous les pays sur l'objectif des 2 degrés de hausse maximale de la température globale, la réduction de 50% en 2050 des émissions de CO2, la mise en place de financements innovants pour aider l'Afrique et les pays les plus pauvres à se développer et la création d'une organisation mondiale de l'environnement pour vérifier les engagements ».

Mais ne rêvons pas. Au mieux, le sommet d'aujourd'hui accouchera d'une stratégie ambitieuse de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il faudra alors de nouvelles négociations, l'an prochain, pour en préciser les détails et surtout le transformer en accord contraignant. Mais un accord politique mondial fort pourrait être considéré comme un succès. C'est Brice Lalonde, nommé ambassadeur pour le climat qui le rappelle : « Il ne faut pas se focaliser sur la signature d'un protocole contraignant qui n'est juridiquement pas prêt.

Un accord politique permettrait d'engager des politiques immédiates ». Des signes positifs ont émergé ces derniers jours dans un océan de pessimisme : les USA ont mis sur la table 100 milliards de dollars d'ici 2020. De son côté l'idée d'un financement immédiat (fast start), imaginé et âprement défendu par la présidence française a fait son chemin. Le Japon s'est engagé à hauteur de 19 milliards de dollars, et l'Europe 10 milliards d'euros pour aider les pays en voie de développement d'ici 2012. Mais le signe le plus tangible d'un succès demeure la présence exceptionnelle de 120 chefs d'Etat qui ne sauraient rentrer bredouille.

Fabrice Roussel

Scénario 2 : un accord politique creux pour sauver la face

Et si face à l'enjeu politique la diplomatie accouchait d'un vrai-faux protocole consensuel et inapplicable. Yvo de Boer, le plus haut responsable de l'ONU chargé du climat, qui compte dix années de pratique de négociations sur le sujet, prévient qu'il y aura « un énorme coût politique si nous ne parvenons pas à trouver un accord cette semaine ». Quelque 120 dirigeants viennent à cette conférence. Ils ne peuvent en repartir les mains vides. « La société civile continue de faire pression sur cette question climatique. S'il n'y a pas d'accord ici, les dirigeants rentreront chez eux et certains y paieront le prix politique », estime également le vice-président du Pew Center sur les changements climatiques, Elliot Diringer. Alors la tentation d'un protocole de dernière minute est grande. Le Danemark, pays hôte, a d'ailleurs été fortement critiqué pour son forcing. La Chine a vivement attaqué la présidence en séance plénière, l'accusant de vouloir imposer un texte d'accord au mépris des négociations menées depuis deux ans. « Vous ne pouvez pas simplement mettre en avant un texte tombé du ciel », a lancé le principal négociateur chinois. Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs a senti le piège qui était tendu à la diplomatie mondiale : « La conclusion d'un accord vide de sens sur le climat serait pire que de revenir les mains vides de la capitale danoise ».

F.R.

Scénario 3 : un échec, la grosse machine diplomatique tourne à vide

Ce serait donner raison aux pessimistes. Soit à peu près à tout le monde tant la possibilité de trouver un accord ambitieux semblait s'éloigner hier. « Les négociations climat risquent d'échouer sans compromis entre les pays », a prévenu hier le vice-ministre chinois des Affaires étrangères.


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