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CIRAD : Inventer une nouvelle agriculture - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 26/02/2010 à 00h30 par Lo.

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CIRAD : Inventer une nouvelle agriculture

Au fil du temps, l'homme a artificialisé les milieux naturels pour mieux les maîtriser. En agriculture, il a privilégié les monocultures intensives et forcé les rendements par des aports massifs d'eau, d'engrais ou de pesticides. Cette forme d'agriculture est non seulement vulnérable aux changements environnementaux, mais elle a aussi des conséquences, comme la pollution, la dégradation des sols et la réduction de la biodiversité. Elle contribue également de façon importante à l'émission de gaz à effet de serre.

De plus, elle est inaccessible aux agriculteurs pauvres à cause de son coût élevé en intrants et en énergie. Face à ces constats, une révolution agricole est en cours, celle de l'agriculture « écologiquement intensive », ou intensification écologique. Ce thème de l'intensification écologique est un des axes prioritaires du Cirad. Aussi les chercheurs ont-ils souhaité présenter quelques uns de leurs travaux et voies de recherche pour une agriculture écologique et intensive à la fois.

Présenté cette année par le Cirad au Salon international de l'agriculture, le thème de l'intensification écologique recouvre de nombreux enjeux. Il est aussi au coeur des activités de l'établissement. Entretien avec Etienne Hainzelin, directeur de la recherche et de la stratégie au Cirad.

Produire plus, mieux, en optimisant les fonctionnalités de la nature, l'intensification écologique est-elle aujourd'hui un effet de mode ou représente-t-elle un profond changement ?

E. H. : Un effet de mode, à l'évidence non. C'est un mouvement profond qui est en train de se mettre en place. On commence à percevoir les limites de différentes ressources naturelles : sols cultivables, pétrole, eau... On entend par exemple parler de la fin du phosphate, un des trois éléments de base de toute fumure agricole. La quantification de ces ressources montre que l'on pourra retarder les échéances. Mais le fond du problème demeure : on devra nourrir la planète en produisant la biomasse nécessaire sur un espace limité, avec des ressources limitées et avec des effets sur l'environnement qui devront être intégrés. Face à ces limites, il faut donc que l'agriculture, tout en visant des rendements élevés, soit plus économe en intrants et tire un meilleur profit des fonctionnalités écologiques naturelles au service de la production.

Ce type d'aproche n'est pas totalement étranger aux équipes du Cirad. Qu'est-ce que, toutefois, cela change ?

E. H. : Les équipes du Cirad travaillent depuis longtemps sur des perspectives agronomiques intégrées. Dans certains cas, on peut dire que le Cirad a eu des actions visionnaires. On peut citer les systèmes de culture sous couverture végétale sur lesquelles nous travaillons depuis plus de 25 ans, et qui sont à l'image de la nature. Il y a aussi plusieurs exemples réussis de la lutte biologique contre des bio-agresseurs - comme le ver blanc à la Réunion, des travaux sur la sélection et l'inoculation de souches de bactéries fixatrices pour réduire la fumure azotée, etc.

Cependant, ces aproches étaient souvent sectorielles et s'attaquaient à des questions spécifiques. Aujourd'hui, on est appelé à les intégrer dans une vision plus systémique de l'environnement, à des échelles allant de la parcelle à la région, impliquant non pas un effet mais tous les effets d'une action sur le fonctionnement d'une parcelle et son impact sur son environnement. Cela repose également la question de la nécessaire contextualisation des solutions tant la diversité des situations et des combinatoires de solutions est grande. C'est en cela que l'agriculture intensive en écologie exigera à coup sûr, comme le dit Michel Griffon, une agriculture intensive en connaissances.

On n'aura pas de solutions « prêtes à porter ». Ce sera le producteur qui combinera ses propres connaissances sur son milieu, ses contraintes, son matériel végétal avec les connaissances et les aports de la recherche pour faire du « sur mesure ». Cela rétablit le rôle des producteurs, tant au nord qu'au sud, dans la construction et la mise en oeuvre d'une véritable ingénierie de production....

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Propos recueillis par Elsa Bru

Source: CIRAD

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