Cinq ans après les émeutes de la faim, le doute... - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 12/06/2013 à 00h16 par kannie.


CINQ ANS APRÈS LES ÉMEUTES DE LA FAIM, LE DOUTE...

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Cinq ans après les émeutes de la faim, le doute...

 

Les déclarations de bonnes intentions consécutives à la crise alimentaire de 2008 n'ont pas été suivies d'effets. La situation en Afrique aurait même plutôt empiré.

Égypte, Maroc, Cameroun, Côte d'Ivoire, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso... C'était en 2008, et personne n'a oublié les «émeutes de la faim» provoquées par une inflation soudaine du prix des denrées de base.

À l'époque, la communauté internationale comme les autorités politiques africaines juraient leurs grands dieux que la sécurité alimentaire serait désormais en tête de leurs priorités. En septembre 2009, le G20 de Pittsburgh (États-Unis) promettait 22 milliards de dollars (15 milliards d'euros) via le Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire.

Sur le continent, cette préoccupation remontait même à 2002 quand, après des années de déclin des investissements et de faible productivité agricole, la Commission de l'Union africaine avait lancé le Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine (PDDAA) dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad).

Les États s'engageaient à affecter 10 % de leurs budgets nationaux à l'agriculture, avec l'ambition d'atteindre un taux de croissance agricole de 6 % par an. À ce jour, une trentaine d'États africains ont signé ce pacte, dont, dernièrement, le Gabon.

De belles paroles... Car les résultats des politiques de sécurité alimentaire en Afrique sont largement décevants. «Il est préoccupant de constater que quatorze pays africains figurent encore aujourd'hui sur la Watch List de la FAO \[Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture], dont quatre qui ont enregistré des taux de croissance parmi les meilleurs, à savoir le Congo, le Niger, l'Éthiopie et le Mozambique», se désole Gilles Peltier, ex-directeur délégué de l'Agence française de développement (AFD) et, à ce titre, ancien membre du conseil de surveillance de l'African Agriculture Fund.

 

 

Sous-alimentation

(...)

PRODUIRE PLUS EN POLLUANT MOINS

En continuant sur la pente actuelle, «les systèmes de production agricole africains ne seront en mesure d'assurer que 13 % des besoins alimentaires du continent en 2050», prévient le Montpellier Panel, un groupe d'experts internationaux, dans son rapport «Intensification durable : un nouveau paradigme pour l'agriculture africaine», paru le 18 avril.

Le défi est donc de produire plus, mais en limitant les impacts négatifs sur l'environnement et en faisant face aux changements climatiques à venir. Pour cela, les auteurs de l'étude mettent en avant une triple intensification : écologique, en privilégiant des modes de culture sans labour ou moins gourmands en pesticides ; génétique, en sélectionnant les semences les plus performantes, y compris les OGM ; et socio-économique, avec un environnement de marché favorable. Autant d'objectifs sur lesquels se concentre l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (lire interview pp. 114-115). S.D.

 

 

Pour lire la totalité de cet article de Sébastien Dumoulin, publié par economie.jeuneafrique.com et relayé par SOS-planete, cliquer ICI

 

 

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Auteur : Sébastien Dumoulin

Source : economie.jeuneafrique.com